Cette nomination lui permettra de participer aux discussions concernant la vie des étudiants de l’une des plus grandes et prestigieuses universités au monde.
C’est la première fois qu’une musulmane, qui plus est, voilée a été nommée par le Conseil.» Ma foi est une grande partie de ma vie. Ce que j’aime le plus dans l’islam, c’est qu’il prêche la tolérance et l’amour (…) » avait-elle affirmé pour le quotidien Los Angeles Times.
Cependant, une polémique est née suite à cette nomination, non pas en raison de son hijab mais pour son engagement pro palestinien et sa position pour le boycott anti-Israël. En effet, des associations et des membres de la communauté juive ont dénoncé le choix de cette étudiante en raison de son soutien au boycott d’Israël. Ces derniers lui reprochent entre autre son soutien à un projet de loi pour le désinvestissement d’entreprises israéliennes qui soutiennent l’occupation des territoires palestiniens.
Autrement dit, la crainte avancée par certains est notamment qu’elle ne puisse pas représenter tous les étudiants. Mais son militantisme pro palestinien, son combat contre une colonisation illégale, n’a rien à voir avec sa fonction de représentante pour défendre les droits des étudiants de son Université. Elle avait d’ailleurs affirmer sa détermination à représenter le corps étudiant dans sa totalité.
Une telle nomination en France susciterait sans doute un tollé, en raison du port du hijab… Nous sommes encore loin d’un tel niveau de tolérance, et d’ouverture d’esprit, et l’enjeu aujourd’hui est déjà que les droits des femmes musulmanes en tant que citoyenne soient respectés.
Source: Ajib