Selon le quotidien Dar-ul-Hayat publié à Londres, appelant toutes les parties du conflit à la retenue, le Conseil de Sécurité de l’ONU leur a demandé de mettre fin aux violences.
Le vice-secrétaire général des Nations unies, le Suédois Jan Eliasson, a «briefé le Conseil», et à huis clos, sur la situation en Égypte, selon les termes d'une déclaration adoptée par consensus (sans vote à main levée) par les quinze membres de l'organe exécutif de l'ONU, sous présidence tournante argentine en ce mois d'août. Plus tôt dans la journée, jeudi, le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, avait déjà sollicité une réunion d'urgence à New York, fustigeant les nations occidentales pour «n'avoir pu empêcher le bain de sang».
«Les membres du Conseil de sécurité, précise le texte lu par l'ambassadeur argentin Maria Cristina Perceval, ont exprimé leur compassion envers les victimes et ont regretté la perte de vies humaines». Appelant de leurs vœux une «fin des violences en Égypte», les Cinq Grands, soutenus par les dix non-permanents du Conseil, espèrent «que les parties fassent preuve d'une retenue maximale». Ils rappellent «le besoin de faire cesser les violences et de progresser vers une réconciliation nationale».
«C'est une première, qui visait à définir une approche commune visant à promouvoir une désescalade», confie un diplomate occidental ayant assisté aux débats, sous couvert d'anonymat, après la mort de six cents personnes mercredi dans les rues du Caire.
Face aux craintes de guerre civile, les représentants des quinze États membres vont être informés régulièrement de la situation en Égypte par Jan Eliasson, en l'absence du secrétaire général, Ban Ki-moon, actuellement en tournée au Proche-Orient. De son côté, la haute-commissaire de l'ONU pour les Droits de l'homme (HCDH), la Sud-africaine Navi Pillay, a demandé jeudi une enquête sur les agissements des forces de sécurité lors des affrontements.
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