L’Hodjat-ol-islam Mohamad Hassan Zamani, responsable des questions internationales au Centre islamique de Qom, dans un entretien avec l’Agence Internationale de Presse Coranique, a déclaré que les relations des spécialistes coraniques avec les orientalistes étaient nécessaires pour mettre fin à certaines critiques sur l’islam.
« Les conférences internationales jouent un rôle important et nous pensons que l’islam et les enseignements des Ahl-ul-Bayt (AS) doivent être présentés dans le monde et aux 5,5 milliards de non musulmans qui y vivent.
Nous devons pour cela, comprendre les positions des orientalistes et les questions qu’ils ont soulevées. Nous devons aussi défendre l’islam et le Coran contre les accusations des ennemis comme le livre du juif bulgare Goldziher sur les écoles islamiques qui remet en question les bases du commentaire coranique en particulier des commentaires chiites.
Les centres islamiques doivent répondre aux questions et aux critiques. Ce travail est un djihad qui ne nécessite pas l’autorisation de l’Imam et concerne à la fois les hommes et les femmes. La défense de l’islam est une obligation. Il y a environ 300 livres qui ont été publiés en arabe sur ces sujets.
Bien entendu, nous devons aussi profiter des travaux de recherches qui ont été faits par des orientalistes sincères et de bonne foi. Ces recherches ont parfois une grande valeur comme le livre sur la relation de l’être humain avec Dieu d’Isustu qui est un orientaliste japonais dont les travaux sont très intéressants même pour les musulmans, ou du chercheur hollandais Vensing qui a fait des études intéressantes sur les hadiths prophétiques. Je citerai aussi le livre de Gustave Flugel qui est utilisé dans les centres islamiques.
Le centre Djame’at-ol-Mostafa (PSL) doit en premier lieu, connaitre ces orientalistes dans chaque pays et entrer en relation directe avec eux car ils ont pu commettre ces erreurs à cause d’une mauvaise information.
Nous ne devons pas regarder à la dépense et réfléchir sur les pays prioritaires. Les Pays bas sont prioritaires car plusieurs encyclopédies ont été publiées dans ce pays en 12 et 6 volumes, dont l’encyclopédie de Limer.
L’Allemagne a fait aussi des travaux importants dans ce domaine avec notamment un commentaire coranique en 12 volumes publié à Hambourg en 40000 exemplaires, et qui n’a pas encore été traduit en persan, en anglais ni en arabe. Vient ensuite l’Angleterre, avec les deux universités d’Oxford et de Cambridge qui depuis 600 ans, travaillent sur la langue arabe et le Coran. En dernier lieu, je citerai l’Inde, le Canada et le Liban où se trouvent de nombreux orientalistes chrétiens qui maitrisent parfaitement la langue arabe », a-t-il dit.
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