Au moins 45 personnes ont été tuées dimanche dans une série de violences à travers l'Irak, dont des attentats à l'explosif et une embuscade au cours de laquelle cinq militaires ont trouvé la mort, a-t-on appris auprès de la police et de sources médicales.
Une rébellion armée sunnite, souvent liée à l'Etat islamique d'Irak, une organisation en rapport avec le réseau Al Qaïda, a accru la fréquence de ses attaques depuis le début de l'année, et plus de 1.000 personnes ont été tuées en juillet, le bilan mensuel le plus lourd depuis 2008.
L'attentat le plus violent de dimanche a visé le centre de Bakouba, une ville située à 65 km au nord-est de Bagdad, où l'explosion d'une voiture piégée, près d'un complexe résidentiel, a tué au moins onze personnes et en a blessé plus d'une trentaine.
Plus tôt dans la journée, des bombes posées en bord de route ont fait aussi deux morts, qui appartenaient à une famille chiites et neuf blessés, dans le centre de Bakouba.
Parmi les précédentes attaques, cinq militaires ont été tués par balle sur la route entre Bagdad et Mossoul, au niveau de la ville de Kaïara, à 290 km au nord de la capitale, par des hommes en armes qui ont pris en embuscade deux taxis transportant les soldats et ont ensuite brûlé les corps des victimes.
"L'une des voitures a échappé à l'embuscade, mais la seconde n'a pas pu le faire", a précisé un responsable des services de renseignement.
Sept autres personnes sont mortes et une trentaine d'autres ont été blessés dans deux explosions survenues à Madaen, à une trentaine de kilomètres au sud-est de Bagdad, selon la police
Trois autres explosions ont fait 15 morts et blessé près de 50 personnes dans différents quartiers de Bagdad, et l'explosion d'une voiture piégée a tué trois personnes et en a blessé 15 autres à Balad, à 80 km au nord de la capitale, également selon la police.
Deux personnes ont d'autre part été tuées par balles près de chez elles dans l'est de Mossoul, grande ville du Nord à 390 km de Bagdad.
Nul n'a revendiqué ces actes. La recrudescence des violences intercommunautaires en Irak depuis le début de l'année fait craindre un retour à un conflit de même ampleur que durant les années 2006-2007.
Source: lesechos