
Tout en se posant en rassembleuse d’un pays meurtri, elle n’hésite pas à appuyer fort sur le lien supposé entre immigration maghrébine et terrorisme islamique, pour ne pas se couper de son électorat historique.
Selon la présidente du Front national, il y a une guerre ouverte entre le terrorisme et les démocraties. La France devra donc répondre fermement à ces « attaques », a-t-elle confié au Monde.
Ferme mais posée, Marine Le Pen a condamné un « attentat odieux » et en a appelé à l’unité. « La nation est unie pour dire que nous, Français de toutes origines, nous n’accepterons pas que soit attenté à nos vies et à nos libertés », a-t-elle affirmé.
Pour elle, cela ne fait aucun doute : cette attaque a été commise « au nom de l’islamisme radical », « idéologie meurtrière qui fait des milliers de victimes dans le monde » et dont « l’objectif est de paralyser par la peur pour soumettre ou censurer ».
De son côté Florian Philippot est plus explicite. Le numéro 2 du FN a rappelé les fondamentaux du parti d’extrême droite, en évoquant implicitement la lutte contre « l’immigration massive », le principal marqueur frontiste.
« Les Français attendent des solutions, nous allons expliquer les nôtres. Il n’y aura pas de mesures nouvelles, notre analyse est ancienne sur le sujet. Nos thèses sont validées depuis longtemps, tous les Français le savent », a-t-il souligné.
Lemonde