
« Nous ne voulons pas de femmes voilées, pas pour des raisons religieuses, pas pour des raisons d’interprétation de l’islam » mais « tout simplement » parce que « dans la République, la femme et l’homme sont à égalité », a affirmé M. Sarkozy.
L’ancien chef de l’Etat n’a d’abord pas précisé de quel type de voile il parlait, laissant penser qu’il évoquait tous les types de voile. Une ambigüité qui a suscité de vives réactions, notamment de la part du Collectif de lutte contre l’islamophobie et du Front national. L’équipe de l’ancien président a toutefois précisé, depuis Châlon-sur-Saône (Saône-et-Loire) où il doit rencontrer des agriculteurs et tenir un meeting, que M. Sarkozy parlait « bien évidemment » de la burqa. En 2010, sous son quinquennat, il avait fait voter une loi contre le voile islamique intégral, punissant son port sur la voie publique de 150 euros.
Burqa mise à part, M. Sarkozy a fustigé, en novembre 2014, la possibilité laissée aux mères accompagnant des sorties scolaires de porter le voile. Et la question de savoir s’il faut interdire le port du voile à l’université agite son parti. Le député UMP Eric Ciotti a déposé vendredi 13 février une proposition de loi en ce sens.
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