
Lors de la conférence annuelle du Rassemblement des sympathisants et disciples de Cheikh Mahi Cissé, il a été question d'éclaircir les sens profonds du vocable «Kolléré» (fidélité) en langue Wolof. Un exercice auquel s'est prêté, pendant un tour d'horloge, le chef religieux, en se référant aux versets du Coran, aux hadiths du prophète Mouhamad (Psl), aux enseignements de Cheikh Ibrahima Niasse et à la lecture de la vie des communautés dans le monde contemporain.
Le sens assez large de «Kolléré», qui s’attache à plusieurs domaines comme le legs, le secret, le droit, le respect d’un pacte ou d’un engagement, a été décortiqué par Cheikh Mahi Cissé. Selon lui, un «Kolloré» lie les prophètes et les missionnaires à Dieu qui les a chargés d’enseigner les saintes écritures. «Un devoir de fidélité que les uns et les autres se sont imposés, vulgarisant les lois divines et vivifiant ainsi le pacte les liant au Créateur», a fait savoir Cheikh Mahi Cissé.
Pour le chef religieux, un dirigeant et un juge devant prendre ou rendre la bonne décision, de même qu’un trésorier gérant l'argent du contribuable, doivent tous se situer dans les normes du «Kolléré». Dans ses enseignements, a-t-il souligné, Cheikh Ibrahima Niasse a résumé la problématique du «Kolléré» en trois engagements: un pacte entre l’homme et lui-même; entre l’homme et Dieu; entre l’homme et son environnement immédiat. Ainsi, recommandait-il aux disciples de ne faire que des choses convenables.
Pour Cheikh Mahi Cissé, le «Kolléré», engageant la responsabilité de l'homme, est l'apanage des gens vertueux parce que respectueux des engagements pris. Il a cité le prophète Mohammed (Psl) comme «la meilleure des créatures et l’incarnation du «Kolléré» pour avoir scrupuleusement respecté ses devoirs envers Dieu, les hommes et soi-même». Selon lui, c’est le fait d’avoir failli à nos divers engagements qui nous vaut ces tueries, actes terroristes et autres troubles. C'est pourquoi il a nous recommandé un retour aux sources de la foi.
lesoleil