La position trouble de Ban sur l'enfanticide des saoudiens!

9:10 - August 03, 2016
Code de l'info: 3460534
Le débat sur « les enfants et les conflits armés » s’est tenu mardi 2 août au Conseil de sécurité des Nations unies. 20 ans après la création par l'ONU d'un bureau sur cette question, le rapport annuel est souvent l'occasion de controverse.
La position trouble de Ban sur l'enfanticide des saoudiens!
En juin, l'Arabie saoudite avait obtenu d'être retirée de la « liste noire » des Etats violant les droits des enfants lors des conflits armés. Le leader de la coalition active dans la crise au Yémen est pourtant considéré comme responsable de la majorité des enfants morts ou blessés lors de ce conflit. Ban Ki-Moon avait été accusé par les ONG d'avoir cédé à la pression d'un important contributeur financier et d'un acteur essentiel dans la région.

Encore très vivement critiqué en interne, le secrétaire général de l'ONU a pourtant maintenu sa position mardi. Ban Ki-Moon assure que cela a été une décision « difficile » que de finalement retirer l'Arabie saoudite de la liste noire des pays responsables de la mort d'enfants lors de conflits armés, et il a en effet du mal à justifier cette volte-face.

D'une part, il réitère ses préoccupations sur la situation au Yémen, répétant que le contenu du rapport original est maintenu ; de l'autre, il confirme que la révision de ce rapport est toutefois en cours.

Des entretiens au plus haut niveau avec les autorités de Riyad ont désormais lieu, et Abdallah Al Mouallimi regrette ainsi que l'opportunité de s'expliquer n'ait pas été donnée plus tôt à son gouvernement. L'ambassadeur d'Arabie saoudite à l'ONU dément aussi que Ban Ki-Moon ait été influencé par la puissance diplomatique et financière de son pays.

« Je vous mets au défi de me trouver une seule citation où il dit qu'il a été mis sous pression par l'Arabie Saoudite, avance le diplomate saoudien. Il a dit qu'il avait été mis sous pression, mais il n'a pas précisé par qui... Les Nations unies devraient être libres pour jouer leur rôle sans être soumises à la pression d'aucun pays, mais non plus d'aucun lobby. Car je pense que le secrétaire général a été intensément poussé par certaines ONG qui, pour une raison ou une autre, s'oppose à l'Arabie saoudite, et qui ont sauté sur l'occasion. »

Le diplomate appelle ainsi l'ONU à davantage de neutralité et de transparence. Et d'assurer que s'il y a eu des dommages collatéraux lors des frappes aériennes saoudiennes, il n'y a jamais eu de volonté de cibler des civils pour autant.
rfi
captcha