Le chef d'accusations contre le cheikh Issa Qassem compte plusieurs éléments comme le blanchiment d'argent et l’incitation au sectarisme. Le religieux chiite a rejeté pourtant toutes ces accusations. Son procès avait été ajourné le mois dernier sous la pression de l'opinion publique.
En juin, le gouvernement de Bahreïn a déchu le cheikh Issa Qassem de sa nationalité. Cette décision a entraîné de vives protestations de la part de la majorité des citoyens dans cette petite monarchie du sud du golfe Persique.
La justice a également dissout le principal mouvement de l'opposition, Al Wefaq, dont le président, le cheikh Ali Salmane, a été condamné à une lourde peine de prison.
Le mouvement pour les réformes politiques et sociales a commencé à Bahreïn au début de 2011. Le régime a réprimé aussitôt le mouvement, et des dizaines de personnes ont été tuées.