Le gouvernement turc a présenté le 25 juillet au Parlement une proposition de loi visant à autoriser les muftis provinciaux et locaux à célébrer des mariages religieux.
Jusqu’ici, la célébration des mariages était une prérogative des officiers d’état civil. Beaucoup de musulmans passaient d’abord chez l’imam, mais seul le mariage civil était obligatoire.
En Turquie, les responsables religieux – dont les muftis – sont employés par le Département des affaires religieuses, le Diyanet, placé sous l’autorité du premier ministre.
Face aux critiques des partis d’opposition et des organisations féministes, le gouvernement a défendu sa position le dimanche 30 juillet 2017. Selon le porte-parole du gouvernement, Bekir Bozdağ, ce changement n’attaque pas le principe de laïcité. Il s’agit seulement de « rendre les mariages officiels plus aisés [et de] protéger les femmes dans le cadre du droit conjugal », a-t-il assuré selon l’AFP. De plus, a-t-il ajouté, les mariages religieux ne feraient nullement concurrence aux mariages civils, puisque ceux-ci seraient maintenus.
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