Cette décision a été prise (on ne sait pas quand) sans en avertir les principaux concernés, à savoir les juifs et les musulmans… ni d’ailleurs qui que ce soit puisque cette mesure a été découverte suite à une enquête menée par Jay Stroll, un assistant parlementaire de Tulip Siddiq, un élu travailliste de la capitale. Qui cherchait à savoir si il y avait une possibilité que de la nourriture cachère soit proposée dans les neufs restaurants et cantines (sans compter les distributeurs automatiques) qui fonctionnent sur place pour les quelque 10 000 personnes y travaillant.

« La direction (des achats) a conclu que de proposer de la viande provenant d’un bétail non étourdi auparavant porterait un « préjudice injuste à ceux qui sont en faveur d’un abattage éthique ». Ils ont ajouté que l’équipe chargée des achats pour le Parlement « ne pouvait pas être vue comme prenant position sur ce problème », a expliqué Jay Stroll. Or, poursuit-il, il sera évident pour beaucoup que cet interdit de facto sur la viande « non étourdie » … va beaucoup plus loin que toutes les législations existantes ».
Bien entendu, la communauté juive, via Jonathan Arkush, le Président du Board of Deputies (l’organe représentatif du judaïsme britannique), a immédiatement réagi. « Personne ne suggère que le Parlement doit avoir une cuisine cachère, a-t-il dit, mais si les traiteurs ont imposé leur propre interdiction sur la viande (non étourdie), ceci représente une insulte envers la viande cachère. Ce n’est pas aux traiteurs … de prendre ce type de décision quand il existe de nombreuses preuves scientifiques qui sont en faveur de la ch’hitah et que celle-ci est reconnue par beaucoup comme un méthode humaine d’abattage »
actuj