
Et pourtant, il a été hâtivement classé dans la catégorie des « déséquilibrés » par les forces de l’ordre et traité comme tel par la presse, et non comme le raciste anti-musulmans primaire qu’il est, déterminé à nuire en ce jeudi 5 avril de triste mémoire pour sa victime encore sous le choc : Sabrina, une mère de famille de 38 ans revêtue d’un hijab, qui marchait tranquillement dans la rue, accompagnée de son fils.
Fulminant à sa vue, ce dangeureux automobiliste, âgé de 51 ans précisément, s’est aussitôt garé, puis s’est précipité vers elle pour lui dire tout le mal qu’il pensait de l’islam et du port du voile. « Vous êtes radicalisée, vous devriez rentrer chez vous ! », s’est-il emporté, terrifiant la malheureuse Sabrina et son fils qui n’étaient absolument pas préparés à une confrontation aussi brutale avec l’islamophobie, plus décomplexée que déséquilibrée…
Après lui avoir arraché des mains le téléphone portable qu’elle avait saisi pour que son mari vienne à son secours, ce dernier l’a bousculée, rudoyée, tout en s’agrippant à ses vêtements. Des badauds, accourus pour s’interposer, mettront fin au calvaire de cette mère de famille et de son enfant.
Interpellé par une patrouille de police et placé en garde à vue au commissariat de Versailles, cet islamophobe passé à l’acte aurait eu, selon une expertise psychiatrique effectuée le lendemain de son agression infâme, le « discernement altéré ». Altéré certes, mais par sa détestation de l’altérité musulmane !
Relâché depuis, dans l’attente de l’évaluation du traumatisme de sa victime expiatoire, l’assaillant de Sabrina fait un curieux déséquilibré, hurlant un discours haineux parfaitement structuré et se déchaînant contre sa proie facile en totale connaissance de cause.
oumma