
Six ans plus tard, à l’annonce de la fin de son calvaire dans les geôles israéliennes, l’homme fort d’Ankara a été parmi les premiers à saluer « sa bravoure et sa détermination à se battre », tout en appelant le monde à louer les mérites de la « soldate Ahed Tamimi ».
Selon l’agence de presse turque Anadolu, Recep Tayyip Erdogan a tenu à s’entretenir au téléphone avec la nouvelle icône de la résistance palestinienne, afin de lui transmettre ses plus sincères félicitations et renouveler tout son soutien à sa famille durement éprouvée (plusieurs de ses membres croupissent actuellement en prison), ainsi qu’à la « lutte légitime des Palestiniens ».
Très touchée par cet appel émanant d’une personnalité politique aussi éminente, Ahed Tamimi, dotée d’une conscience politique particulièrement aiguisée que ses 8 longs mois d’emprisonnement n’ont pas émoussée, mesure pleinement l’importance de ce soutien de poids pour la cause palestinienne.
« Je rends hommage au peuple turc qui se tient à nos côtés, et je remercie tous ceux qui soutiennent notre lutte pour la liberté et contre l’occupation », a-t-elle déclaré avec émotion.
La petite fille timide de Nabi Saleh qui, très tôt, démontra une maturité et témérité exceptionnelles, s’est muée à l’adolescence en une ardente résistante à l’occupation israélienne qui pressentait qu’un jour ou l’autre, elle paierait le prix fort de sa lutte pour la souveraineté de la Palestine. « Ceux qui marchent sur la voie de la résistance s’exposent à l’arrestation, je le savais », a-t-elle confié avec la lucidité empreinte de gravité de celles et ceux qui se savent investis d’une mission suprême.
oumma