8:54 - August 18, 2018
Code de l'info: 3467051
En Suisse, la création d’un prix en vue de récompenser « les patriotes qui luttent contre l’islamisation » suscite une polémique dès avant son attribution qui doit avoir lieu durant l’hiver 2018-2019.

C’est au Tessinois Giorgio Ghiringhelli - déjà à l’origine du projet de loi anti-burqa au Tessin, entrée en vigueur en 2016 - que l’on doit l’initiative Swiss Stop Islam Award, qui consiste en une sorte d’oscar du meilleur « patriote » qui, par son action, s’oppose aux « nouveaux conquérants » issus de l’islam.

L'objectif de ce prix est « de décerner chaque année à trois personnes qui - en Suisse alémanique, en Suisse romande et en Suisse italienne - se sont distingués pour leur courageuse activité contre l'islamisation et contre le radicalisme islamique ».


« Diabolisation », « islamophobie » : les accusations n’ont pas tardé à pleuvoir sur Giorgio Ghiringhelli de la part des défenseurs auto-proclamés des « droits de l’homme ». Mais le Tessinois ne s’en laisse pas compter. Dans un entretien au Basler Zeitung le 7 août 2018, il déclare ne pas être opposé aux musulmans par principe, mais considère l’islam comme une « religion dangereuse ».


Regrettant que la minorité radicalisée en Suisse bénéficie d’une étonnante couverture médiatique, le fondateur du Swiss Stop Islam Award affirme que son prix « a pour but de créer un contrepoids ».


Giorgio Ghiringhelli a révélé les noms des personnes pressenties pour recevoir son prix. Y figure Saïda Keller-Messahli, présidente du Forum pour un islam progressiste, une militante des droits de l’homme qui combat l’islam radical, au nom du rêve d’un islam idéal et modéré.


« Je rejette la diabolisation de l’islam » et « je refuserai le prix s’il m’était accordé », n’a pas tardé à faire savoir Saïda Keller au Basler Zeitung, donnant un écho supplémentaire au Swiss Stop Islam Award qui sera remis au cours de l’hiver prochain.


En Suisse, l’islam représente actuellement 6,1% de la population selon les estimations du Pew Research Center qui explique que d’ici 2050, en fonction des différents scénarios relatifs à l’immigration, cette proportion devrait atteindre entre 8 à 13% de la population totale.

fsspx.news

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