La citoyenneté honoraire canadienne d’Aung San Suu Kyi, annulée

1:13 - September 30, 2018
Code de l'info: 3467437
La citoyenneté honoraire canadienne accordée en 2007 à la ministre birmane des Affaires étrangères et ministre d’Etat chargée de la présidence, Aung San Suu Kyi qui a été indifférente au génocide contre les musulmans d’Arakan au Myanmar, a été annulée.

Le Parlement fédéral canadien a approuvé à l’unanimité l’annulation de la citoyenneté honoraire accordée par le ministre des Affaires étrangères de l’époque, John Baird.


Suu Kyi était l’une des six personnes à qui le Canada avait attribué la citoyenneté honoraire pour des services aux valeurs de l’humanité.


Le Canada qui l’avait déjà accordée à Raoul Wallenberg en 1985, à Nelson Mandela en 2001, à Dalaï Lama en 2006, à Karim Aga Khan en 2009 et à Malala Yusufzay en 2014, retire pour la première fois ce titre par une décision du Parlement.


Le processus d’annulation sera achevé après son approbation par le Sénat.


Les activistes des droits de l’homme au Canada réclamaient l’annulation de la citoyenneté attribuée à Suu Kyi, en organisant des campagnes de signature et protestations.


Dans une déclaration faite avant-hier, le Premier ministre canadien Justin Trudeau avait indiqué que c’était au Parlement fédéral d’en décider, notant que l’annulation de la citoyenneté honoraire ne suffirait pas à apaiser les douleurs des musulmans qui ont été victimes de génocide.

  
Selon l’ONU, plus de 700 mille personnes ont fui Arakan pour se réfugier au Bengladesh depuis le 25 août 2017. Les agences internationales des droits de l’homme, ont prouvé la destruction de plusieurs centaines de villages par des images satellitaires.


L’ONU et les autres agences internationales qualifient de « génocide » ou de « nettoyage ethnique » les violences contre les musulmans d’Arakan.


Le gouvernement du Myanmar qui restreint sérieusement l’accès des médias internationaux à Arakan, n’a tenu aucune de ses promesses sur le retour des musulmans d’Arakan.


Les musulmans d’Arakan réfugiés au Bengladesh et les organisations des droits de l’homme craignent un nouveau nettoyage ethnique en cas de retour de ces personnes au Myanmar sans l’instauration de la sécurité nécessaire.


Suu Kyi, prix Nobel de la paix, est accusée d’être indifférente à la déportation, aux viols, au génocide et aux massacres collectifs contre les musulmans d’Arakan.

trt

captcha