10:13 - January 20, 2020
Code de l'info: 3471754
L'attaque des missiles iraniens contre une base militaire américaine en Irak, en réponse à l'assassinat ciblé du général Qasim Soleimani, a conduit certains analystes à prévoir une nouvelle guerre au Moyen-Orient. 
Neven Andjelic, professeur de relations internationales et des Droits de l'homme à l’université de Londres, a déclaré que Trump passait d'une politique à l'autre et qu’il s'attendait à davantage d’altercations entre l'Iran et les États-Unis, sans qu’il arrive quelque chose de plus dangereux que ce qui existe actuellement.
 
Neven Andjelic, qui a été membre du Comité consultatif sur la protection des droits des minorités dans l'Union européenne de 2014 à 2018, et dont les travaux se concentrent sur les développements dans la région des Balkans, en particulier en Bosnie-Herzégovine, dans un entretien avec l’Agence iranienne de presse coranique, a déclaré :
« La situation au Moyen Orient connait une escalade de l'hostilité dans les relations d'une puissance mondiale (États-Unis) avec une puissance régionale (Iran). Bien que des mesures tendues aient été prises par les États-Unis et l'Iran, les deux pays se sont abstenus d'intensifier leurs efforts. La raison est évidente, aucun d'eux ne veut une guerre. 
 
Le combat verbal entre les deux parties, est une sorte de guerre, bien sûr, mais une guerre totale ne serait nullement profitable. Le rôle de l'Europe est très important. Les Européens sont généralement d’accord avec les États-Unis, sur les questions de sécurité, mais ils n'étaient pas d'accord lorsque Trump s’est retiré de l’accord de Vienne. 
 
En 2003, lorsque l'Allemagne et la France n'ont pas rejoint la coalition américaine pour envahir l'Irak, leur refus de rejoindre Washington n'a pas provoqué de réactions négatives à leur encontre, dans l'administration américaine de l'époque. Mais Trump et George W. Bush alors président américain, sont différents. Les deux manquent peut-être de capacités, mais Bush faisait partie d'un système, était sous le contrôle d’un système et représentait les politiques d’un grand groupe. 
احتمال تشدید برخوردهای لفظی میان ایران و آمریکا/ ترامپ شخصیت سیاسی ثابتی ندارد
Trump lui, n'est contrôlé par personne. La personnalité de Trump le fait passer d'une politique à l'autre. Il change souvent de programmes et de collaborateurs. Il y a très peu de cohérence dans la politique étrangère de Trump. L'un des rares cas où sa politique est cohérente, est son hostilité envers l'Iran. Etant donné que ses relations avec l'Europe ne sont pas aussi amicales que celles de ses prédécesseurs, l'impact de l'Europe sur la réduction des tensions entre l'Iran et les États-Unis, est malheureusement très minime. 
 
Cela a atteint son paroxysme lorsque toute la structure de la Commission européenne et du Conseil de l'Europe a changé et que de nouvelles personnes sont entrées dans les institutions. Cependant, la réponse immédiate des dirigeants européens à l'escalade de la violence, est de prévenir de nouvelles violences, et ils semblent pouvoir éventuellement jouer un rôle dans les relations américano-iraniennes. 
 
Trump n'est pas le premier président à promettre le retrait des troupes américaines. Obama avait aussi fait cette promesse mais les troupes américaines sont toujours en Irak. Cela aura peu d'effet sur le résultat global de l'élection présidentielle, et Trump pourra utiliser la baisse du taux de chômage pour convaincre les électeurs qu'il a tenu ses promesses ».
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