8:29 - February 04, 2020
Code de l'info: 3471889
Au moment où le gouvernement de Bahreïn se vante auprès des forums internationaux de la promotion de la tolérance interreligieuse, l’ampleur des persécutions religieuses dans ce petit royaume du Golfe Persique ne cesse de croitre. Le régime bahreïni a récemment arrêté cinq dignitaires religieux muslmans chiites sous prétexte d’avoir critiqué des personnages historiques dans l’une de leurs prêches.
Dans ce contexte, le Centre bahreïni pour les droits de l’Homme a condamné la politique d’arrestations et de discrimination adoptés par le régime. ‘Ces procédures injustifiées renforcent la nécessité de réformer le système judiciaire à Bahreïn et insistent une fois de plus sur l’importance de respecter les lois et pactes internationaux qui garantissent la liberté de religion et instaurent la confiance entre les différentes composantes de la société’.
 
Des centaines déchus de leur nationalité
 
Les tribunaux ont en outre déchu de leur nationalité 258 bahreinis, depuis novembre 2019 jusqu’à janvier 2020, pour des délits présumés tels que « terrorisme », « atteinte à la sécurité nationale ». Le terme ‘terrorisme’ implique désormais ceux qui ont participé aux protestations pacifiques appelant à des réformes constitutionnelles dans ce royaume, allié de l’Arabie saoudite. 764 personnes ont été privées de leur nationalité depuis 2012, a précisé l’Institut bahreïni pour les droits et la démocratie.
 
Un enquêteur historique arrêté
 
En outre, même les historiens n’échappent pas aux répressions du régime. Le tribunal a convoqué, le 29 janvier, l’historien Jassem al-Abbas, puis l’a arrêté sous prétexte d’avoir diffusé des informations erronées.
 
L’enquêteur détenu avait publié sur Instagram un rapport sur l’histoire d’une ancienne mosquée du pays. Mais il a été contraint de le supprimer.
 
Les tortures dans les prisons
 
Dans les geôles à Bahreïn, le régime prive les prisonniers politiques des soins médicaux. La répression ne se limitent pas aux hommes prisonniers mais également aux femmes.
 
Au milieu du mois dernier, l’Institut bahreïni pour les droits et la démocratie a révélé que 9 détenues politiques bahreïnies avaient été soumises à des tortures physiques et psychologiques, à des négligences médicales et à des agressions sexuelles par les autorités de la prison d’Issa Town.
 
Les centres de droits de l’homme ne cachent pas leur inquiétude face au mutisme douteux des pays occidentaux qui brandissent le slogan du respect de la liberté d’expression.
Almanar
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