9:31 - September 15, 2020
Code de l'info: 3474132
Téhéran(IQNA)-Quelque 2,5 millions de musulmans habitent dans la péninsule, mais le pays souffre d’un déficit de cimetières incluant des espaces adaptés au culte et aux sépultures islamiques. Un problème révélé au grand jour par la pandémie et accentué par l’obstructionnisme de certains maires de droite, raconte l’hebdomadaire d’enquête L’Espresso.
“Je n’ai surtout pas envie de polémiquer, mais personne ne mérite de vivre ce que j’ai vécu, pour la seule et unique raison qu’il souhaite enterrer un être cher selon les préceptes de sa religion.” Il y a quelques mois, Klaid a perdu sa grand-mère, décédée des suites d’un AVC. Myzejen, c’est son nom, était albanaise et musulmane, et son petit-fils voulait qu’elle repose dans un carré musulman [où les corps des défunts sont allongés sur le côté droit, et leurs visages inclinés en direction de La Mecque]. Un souhait pas si facile à exaucer en Italie, comme en témoigne la triste odyssée institutionnelle que Klaid raconte dans les colonnes de L’Espresso.
 
Myzejen est décédée à Fiume Veneto (région Frioul-Vénétie Julienne, nord-est du pays), et c’est dans cette commune que la famille de Klaid essuie un premier refus pour l’enterrement. “Pour des motifs d’espace”, leur répond-on.
 
On a alors demandé à enterrer Myzejen à Udine [à cinquante minutes de Fiume Veneto], mais ils nous ont répondu qu’ils n’acceptaient pas de personnes d’un autre département ; puis au cimetière de Marghera [en Vénétie], ils nous ont dit que c’était impossible puisqu’on venait d’une autre région. Les jours continuaient à passer, et finalement, nous nous sommes résolus à une sépulture à Calendasco [Émilie-
 
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courrierinternational

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