10:15 - October 21, 2020
Code de l'info: 3474519
Téhéran(IQNA)-Le centre iranien de recherche des centres d’enseignement islamique et des universités a organisé un webinaire sur « Le rôle du savoir religieux dans les sciences humaines: du dialogue à l'établissement de la science religieuse ».
Avait participé à ce webinaire Bruno Dyck, professeur du management à l'Université du Manitoba au Canada, qui a présenté ses recherches sur la responsabilité sociale et environnementale, les valeurs éthiques, le développement durable et la religion.
 
Dans cette étude, il a comparé la gestion spirituelle dans cinq religions, l'islam, le christianisme, l'hindouisme, le bouddhisme et les religions chinoises, avec la gestion courante dans le monde occidental, et a déclaré : « Une gestion centrée sur la spiritualité, peut résoudre de nombreux problèmes humains contemporains, y compris les problèmes environnementaux et les crises sociales. 
 
La connaissance religieuse a trois sources, les textes sacrés, les traditions et les expériences religieuses. Les Écritures n'abordent pas directement les problèmes du monde d'aujourd'hui comme les médias sociaux ou les émissions de gaz à effet de serre, mais font référence à certains de nos problèmes et nous apprennent à lire les textes religieux, contrairement aux expériences religieuses qui incluent les pratiques religieuses, la prière et la méditation. 
 
80% des gens dans le monde, se considèrent comme religieux et c'est important. La religion pourrait libérer la société de ce que Max Weber appelait la « cage de fer » laïque, matérialiste et individualiste des sociétés occidentales. Il suggère que la fuite de cette cage de fer est possible grâce à l'amour divin qui permet aux gens de se débarrasser de l'égoïsme qui caractérise la gestion occidentale. 
 
Cette libération est importante pour résoudre les crises environnementales et sociales, l'élargissement de l'écart entre les riches et les pauvres car 80% des richesses appartiennent actuellement à seulement 1% de la population. 
 
Dans la gestion individualiste, seuls les intérêts individuels sont pris en compte mais dans la gestion spiritualiste, l’objectif est de servir pour le plus grand bien, d'assurer des ressources suffisantes pour tous, et de créer un sentiment de connexion avec les autres et avec la nature. Les spécialistes des sciences sociales peuvent contribuer aux théories de gestion contemporaines en interprétant des textes religieux ».
 
Les participants à cette conférence internationale aborderont les thèmes « Management et psychologie » le 20 octobre 2020, « Sciences religieuses et savoir musulman » le 21 octobre 2020, « Philosophie des sciences humaines » le 25 octobre 2020, et « Philosophie de la sociologie » le 29 octobre 2020. 
 
Une conférence générale sera organisée le 23 octobre 2020, avec en ouverture, un discours de l’Hodjat-ol-islam Hakimian, président des conférences internationales.

 

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