10:53 - February 28, 2021
Code de l'info: 3475908
Téhéran(IQNA)-Le retrait des Houthis de la liste américaine des groupes terroristes et l'accent mis par la nouvelle administration américaine sur la réduction des ventes d'armes aux États du Golfe Persique, sont les premiers signes d'un changement dans la politique de Washington.

Selon l’Agence iranienne de presse coranique (IQNA), le retour des États-Unis au JCPoA, contrairement aux attentes initiales, semble compliqué, et comme le montre les événements, le retour des États-Unis à l’accord et l'arrêt de la réduction de ses obligations par l'Iran sont tout simplement impossibles.


Alors que le président américain, Joe Biden, entame une campagne diplomatique pour relancer l'accord nucléaire de 2015 entre l'Iran et les puissances mondiales, les partisans de l'accord disent que Biden devra travailler dur et longtemps, pour réussir. Les opposants disent que Biden devrait intensifier les pressions sur Téhéran pour parvenir à un nouvel accord plus strict, en particulier sur le rôle régional de l'Iran et son programme balistique.


Certains pensent que le retour des États-Unis au JCPoA n'est pas seulement une question entre Washington et Téhéran, mais est une question importante pour d'autres gouvernements de la région de l'Asie occidentale. D'autant que le régime sioniste et l'Arabie saoudite sont les alliés les plus importants des États-Unis dans la région et sont opposés à l’accord de Vienne.


Le retrait unilatéral des États-Unis du JCPoA sur ordre direct de l'ancien président Donald Trump, plus que tout autre pays de la région, a satisfait l'Arabie saoudite et le régime sioniste qui craignaient que l'Iran joue un rôle actif dans la région, et que les sanctions liées à son programme nucléaire soient levées.


L'impact positif de l'Iran dans la lutte contre Daech en Irak et en Syrie, plus que toute autre chose, a inquiété les Saoudiens et bien sûr, le régime sioniste, qui ne voyaient pas les développements en Irak dans leurs intérêts, et se sont réjouis de l'isolement économique de l'Iran.


D'un autre côté, les relations de Washington ont radicalement changé pendant la présidence de Trump, et certains pensent que les Saoudiens étaient les plus grands soutiens de Trump dans son retrait de l’accord.


Le processus de normalisation des relations entre les pays arabes et le régime sioniste, lancé par les Émirats arabes unis et Bahreïn, a été fait avec le soutien tacite des États-Unis et de l'Arabie saoudite. Bien que les dirigeants saoudiens aient subordonné la normalisation de leurs relations avec le régime sioniste, au respect des droits des Palestiniens, la normalisation des relations entre Manama et Abu Dhabi avec Tel Aviv, a été soutenue par Riyad. C'est peut-être pour cela que l'Arabie saoudite et le régime sioniste souhaitent avoir une présence effective dans d'éventuelles nouvelles négociations pour un retour au JCPoA ou de nouveaux accords. Cependant, l'Iran a toujours refusé la présence d'autres parties qualifiant le JCPoA d’accord « non négociable ». Du point de vue de l'Iran, la seule façon pour les États-Unis d'avancer, est de revenir inconditionnellement à l’accord et de lever les sanctions. Ce n'est pas impossible, mais cela semble très difficile dans la situation actuelle.

3955546

Prénom:
Email:
* Commentaire:
* captcha: