8:42 - April 18, 2021
Code de l'info: 3476384
Téhéran(IQNA)-Le Premier ministre pakistanais Imran Khan a exhorté, samedi, les gouvernements occidentaux à interdire tout blasphème à l'encontre du Prophète Mohammed (psl), sous couvert de liberté d'expression, à l'instar de ce qui se pratique à propos de l'Holocauste.
Exprimant son inquiétude face à une vague croissante d'islamophobie, en particulier en Occident, Khan a déclaré dans une série de tweets : "J'appelle les gouvernements occidentaux qui ont mis hors la loi tous propos négatifs relatifs à l'holocauste à appliquer les mêmes normes pour pénaliser ceux qui diffusent délibérément leur message de haine contre les musulmans en insultant notre Prophète (Que la Paix soit sur lui)."
 
"Ceux qui, en Occident, dont des politiciens d'extrême droite, se livrent délibérément à de tels abus et à une telle haine sous couvert de liberté d'expression sont manifestement dépourvus du sens moral et du courage nécessaires pour présenter des excuses aux 1,3 milliard de musulmans auxquels ils ont causé cette souffrance", a poursuivi Khan.
 
"Nous exigeons que ces extrémistes présentent des excuses", a-t-il ajouté.
 
Khan a déclaré que son message aux "extrémistes à l'étranger" qui se complaisent dans l'islamophobie et les insultes racistes pour blesser et faire souffrir les musulmans du monde entier est le suivant : "Nous, musulmans, éprouvons un amour et un respect sans bornes pour notre Prophète (Que la Paix soit sur lui) qui vit dans nos cœurs. Nous ne pouvons tolérer un tel manque de respect et de tels abus."
 
Ses propos font suite à un tweet de Geert Wilders, homme politique néerlandais hostile à l'islam, qui avait organisé en 2018 un concours de caricatures blasphématoires suscitant des critiques mondiales.
 
Wilders a demandé à Khan de faire arrêter le leader d'un groupe religieux d'extrême droite hostile à la France, Saad Rizvi, et d'interdire son parti, qui avait émis une sentence religieuse contre le député antimusulman pour avoir organisé le concours de caricatures.
 
Le Pakistan a interdit, jeudi, le Tehreek-e-Labbaik Pakistan (TLP), un mouvement religieux qui a organisé des manifestations dans les principales villes du pays la semaine dernière.
 
Ce mouvement religieux réclame l'expulsion de l'ambassadeur de France en raison des caricatures offensantes.
 
"Que les choses soient claires, tant pour les Pakistanais que pour les étrangers : Notre gouvernement n'a pris des mesures contre le TLP en vertu de notre loi antiterroriste que lorsqu'il a défié l'autorité de l'État et recouru à la violence dans la rue pour attaquer le public et les forces de l'ordre", a déclaré Khan, ajoutant que personne ne peut être au-dessus de la loi et de la Constitution.
 
Au moins quatre personnes, dont deux policiers, ont été tuées et des centaines de personnes blessées dans des échauffourées entre les forces de sécurité et les partisans du TLP au Pakistan ces derniers jours.
aa.com.tr
 
Des manifestations ont éclaté dans plusieurs pays musulmans à la suite de la réaction de la France au meurtre, en octobre dernier, d'un enseignant qui avait montré des caricatures du prophète Mohammed pendant son cours.
 
Le président français Emmanuel Macron avait alors déclaré que la France "ne renoncerait pas à nos caricatures", tout en accusant les musulmans français de "séparatisme" et en décrivant l'islam comme "une religion en crise".
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