11:24 - June 14, 2021
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Téhéran(IQNA)-Le Cheikh Ali al-Karbabadi, militant politique bahreïni, a déclaré : « Malgré la propagation du Corona dans les prisons du régime d'Al Khalifa, le régime refuse la libération des prisonniers politiques, et l'emprisonnement de milliers de révolutionnaires dans de telles circonstances, est une tentative d'assassinat des opposants au régime d'Al Khalifa ».

Dans une interview exclusive avec l’Agence iranienne de presse coranique (IQNA), le Cheikh Ali al-Karbabadi a évoqué la situation des détenus bahreïnis et leur santé, et déclaré qu'un prisonnier bahreïni était récemment décédé des suites du Coronavirus et qu'un autre était décédé pour des raisons inconnues.

« Les prisons de Bahreïn sont pleines de détenus, dont la plupart sont des détenus politiques, au nombre d'environ 5000 et certains d'entre eux sont condamnés à de nouvelles peines, dès l'expiration de leur peine précédente », a-t-il dit.

Les autorités bahreïnies continuent d’emprisonner des jeunes qui cherchent à participer aux affaires de leur pays et exigent le respect des droits fondamentaux garantis par la Charte des droits de l'homme de Bahreïn.

Les détenus se trouvent dans des conditions difficiles et insalubres et ne sont pas autorisés à consulter un médecin ou à subir un examen médical. Dans les cas d'urgence, le personnel pénitentiaire tarde à transférer le détenu à la clinique ou à l'hôpital, ce qui aggrave la situation du patient, par exemple, les détenus avaient exigé le transfert à l'hôpital du prisonnier politique Abbas Malullah, mais l'indifférence du personnel a conduit à son martyre.

Bien que des organisations internationales comme Amnesty International et des organisations internationales de défense des droits humains aient demandé à plusieurs reprises, la libération des prisonniers politiques à Bahreïn, aucune attention n'a été accordée à cette question par le régime.

À Bahreïn, les organisations de défense des droits humains ne sont pas autorisées à opérer de manière indépendante et les demandes des organisations internationales ne sont pas prises en compte. Jusqu'à présent, seule une poignée de prisonniers politiques ont été libérés sous la pression, et également suite à un changement de politique internationale après les élections aux Etats-Unis, tout comme le ton de l'Arabie saoudite a changé aussi à cette occasion, envers la République islamique d'Iran.

Suite à la libération de certains détenus, nous avons assisté à la poursuite des manifestations populaires. Les familles préoccupées par la santé de leurs enfants dans les prisons, commencent à descendre dans la rue et à faire grève.

Les services de renseignement recourent à la violence face à ces manifestations comme en 2011, lorsque des agents d'Al-Khalifa ont utilisé leurs véhicules pour attaquer les manifestants, et lors de la manifestation des femmes et des mères qui ont été insultées de façon vulgaire, par les forces de répression du régime.

Bien sûr, à l'heure actuelle, le régime d'Al-Khalifa a réduit sa violence dans une certaine mesure, en raison de la pression de la communauté internationale, sinon, ils auraient tiré sur les manifestants avec des balles et des gaz lacrymogènes comme il l’a fait en 2011.

Le régime d'Al Khalifa n'est pas digne de confiance et doit enregistrer les décès dans les centres de détention, ce qu’il ne fait pas. L'ayatollah Issa Qasim et les organisations de défense des droits de l’homme, les mouvements révolutionnaires et les institutions politiques ont mis en garde contre la poursuite des détentions politiques qui dans le cadre de l'épidémie de Coronavirus, sont une tentative d’assassinat.

زندانی‌کردن انقلابیون در بحرین تلاش برای ترور سیاسی مخالفان است

À Bahreïn, les chiites sont opprimés plus que quiconque, et l'épidémie de Corona est un prétexte pour réprimer les chiites et les prisonniers dans les prisons. Les autorités bahreïnies ont fermé des mosquées et des husseiniyah, sous des prétextes médicaux, et la diffusion de discours depuis les mosquées, est interdite. Pendant le mois de Muharram, les cérémonies de deuil ont aussi été interdites dans les mosquées et les husseiniyah.

Le régime d'Al-Khalifa utilise le Corona comme outil pour supprimer les libertés religieuses et interdire les rassemblements politiques, et dans les prisons, il isole certains prisonniers sous prétexte qu’ils doivent être mis en quarantaine.

Les événements de 2011 étaient une scène claire de la guerre du régime contre Dieu, à cette époque, le régime d'Al-Khalifa a détruit des mosquées qui étaient des symboles de l'histoire du peuple bahreïni, et a procédé à un nettoyage ethnique et religieux.

Après la démolition des mosquées, le régime d'Al-Khalifa a cherché à changer l'histoire de Bahreïn, en renommant les sites antiques du pays, comme cela a été fait sur la carte britannique utilisée depuis le règne d'Al-Khalifa à Bahreïn, et en supprimant les noms des grandes familles bahreïnies excepté le nom d’Al Khalifa.

La famille régnante de Bahreïn s'est également alliée au régime des occupants sionistes pour défendre ses intérêts politiques.

Ici, rappelons-nous des paroles de Mohammad Hassanein Heikal, écrivain et journaliste égyptien qui a beaucoup conseillé ces gouvernements et a déclaré : « Votre hostilité à l'Iran est une illusion. L'Iran et le chiisme ne représentent aucune menace pour personne dans la région. Le véritable ennemi est Israël qui est la plus grande menace pour les gouvernements arabes et islamiques. Cependant ils ont rejeté ce conseil et ouvert la voie à la formation de grandes alliances avec l'ennemi sioniste et établi une synagogue juive à Manama ».

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