11:12 - October 16, 2021
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Téhéran(IQNA)-L'absence de l'Imam Hassan Askari (as) en public, en raison de la répression du pouvoir et l'emprisonnement de cet Imam, ont préparé la société islamique à la période d'absence de l'Imam du Temps (aj).

Le calife abbasside qui avait entendu dire que le fils de l'Imam Hassan Askari (as) serait le dernier Imam et l’instaurateur de la justice divine sur terre, essayait par tous les moyens, de le trouver et de le tuer. La répression et le siège de la maison de l'Imam (as) avaient rendu difficile la communication avec les chiites, et seul un petit nombre de compagnons étaient en relation avec l’Imam.

La période d'Imamat de l'Imam Hassan Askari (as) dura six ans, de 254 à 260 de l’hégire, et prit fin avec le martyre de cet Imam, mystérieusement empoisonné par Ahmad Motamed, le quinzième calife abbasside.

Hassan bin Zarif Kufi, un des compagnons de l'Imam Hassan Askari, qui vivait à Bagdad, écrivit une lettre, à l'Imam pour lui poser deux questions.

« Ma première question était comment et où Hazrat Ghaem (aj) apparaîtra et régnera, la seconde question à l'Imam, concernait le traitement de la fièvre intermittente, que j'ai oubliée de mentionner. Dans sa réponse, l’Imam (as) a écrit : « Vous avez demandé comment l'Imam se soulèvera et jugera parmi le peuple, il le fera comme le Prophète David (as) sans avoir besoin de témoin. Vous vouliez aussi demander le remède de la fièvre intermittente, et vous l’avez oublié, pour guérir cette fièvre, écrivez le verset « يَا نَارُ كُونِي بَرْدًا وَسَلَامًا عَلَىٰ إِبْرَاهِيمَ » porté par le malade. J'ai écrit ce verset et le patient s'est rétabli ».

Pendant l'Imamat de l'Imam Askari (as), il y eut une grave famine à Samarra. Le calife ordonna au peuple de prier pour la pluie. Les gens allèrent à la mosquée pendant trois jours d'affilée pour prier, mais il ne pleuvait toujours pas. Le quatrième jour, Jathliq (chef des évêques chrétiens) alla au désert avec des chrétiens et des moines. Chaque fois qu'un des moines levait les mains au ciel, il se mettait à pleuvoir abondamment. Il pleuvait tellement que les gens ne voulaient plus de pluie. Cela provoqua l'étonnement, le scepticisme et un penchant pour le christianisme parmi de nombreux musulmans, mettant la communauté islamique au bord d'une crise dangereuse.

Cette situation déplut au calife qui envoya chercher l'Imam Askari (as) et le fit sortir de prison. Le calife dit à l'Imam de sauver la nation de ses pères, qui s'était égarée ! L'Imam (as) lui dit de demander à Jathliq d'aller dans le désert le lendemain. « Les gens ne veulent plus de pluie, à quoi bon aller dans le désert ? », déclara le calife. L'Imam (as) répondit : « Afin d'éliminer le doute et la suspicion, In Cha Allah ». Le calife donna l'ordre et l'évêque vint au désert avec les moines, le lendemain.

L'Imam (as) vint aussi au désert avec une grande foule de gens. Les chrétiens et les moines levèrent les mains au ciel pour demander la pluie, le ciel devint nuageux et il plut.

L'Imam (as) ordonna de prendre la main d’un des moines et de retirer ce qui s’y trouvait. Entre ses doigts on trouva un os noir humain. L'Imam (as) prit l'os et l'enveloppa dans un linge et dit au moine : « Maintenant, prie pour la pluie ! » Le moine leva à nouveau les mains au ciel, mais les nuages s'éloignèrent et le soleil apparut. Les gens furent surpris. Le calife demanda à l'Imam (as) à qui appartenait cet os. L'Imam (as) répondit : « C'est l'os d'un prophète parmi les prophètes divins qui a été retiré de sa tombe et l'os d'un prophète n'apparaît pas sans qu’il pleuve ». Les gens ont félicité l'Imam (as) et testé l'os, et ont vu que ce qu’il avait dit était vrai ».

L'une des préoccupations les plus importantes de l'Imam Askari (as) était de répondre aux questions religieuses. Abu Hashim Jafari a raconté qu'un jour Abu Bakr Fahfaki avait demandé au 11ème Imam (as) pourquoi une femme hérite d'une part et un homme de deux parts. L'Imam (as) a déclaré : « Parce que le djihad et le paiement des dépenses ne sont pas la responsabilité des femmes et que le paiement du prix du sang pour un meurtre involontaire, est une responsabilité des hommes et non des femmes ».

Abu Hashim s’est dit qu’il avait entendu auparavant, la même question, de la part d'Ibn Abi al-'Uja à l'Imam Sadegh (as), et la même réponse. Il déclara : « Quand j’ai eu cette pensée, l'Imam s'est tourné vers moi et a dit : « Oui ! C'est la question d'Ibn Abi al-'Uja', et quand la question est la même, notre réponse sera la même. Nos premiers et derniers sont égaux en connaissance et en statut, et leur vertu et privilèges sont les mêmes pour le Messager de Dieu (as) et le Commandeur des croyants (as) ».

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