Cette année, malheureusement, la Journée internationale de l'enfance (le 19 novembre), a été marquée par l’assassinat des enfants de Gaza dont les corps étaient en morceaux ou sous les décombres, après les attaques sauvages du régime sioniste.
Saleh Al-Kashif, chef de l'organisation caritative « Aide au peuple palestinien » dans la bande de Gaza, a condamné fermement le silence des organisations internationales chargées des affaires de l'enfance, et a souligné la nécessité d'une action mondiale pour mettre fin aux crimes du régime sioniste contre les femmes et les enfants, dans la bande de Gaza.
Afin de dénoncer cette situation et le silence honteux des institutions internationales responsables des droits des enfants et des civils dans le monde, l'Agence iranienne de presse coranique (Iqna) a eu un entretien avec le Dr Saleh Al-Kashif, directeur de l'organisation d’aide au peuple palestinien à Gaza, qui a déclaré : « Les enfants de Gaza vivent des conditions difficiles. Parmi les plus de 13 000 martyrs de la guerre à Gaza, 5 500 sont des enfants. 6 000 personnes sont également portées disparues sous les décombres, dont 70 % sont des femmes et des enfants. Nous parlons donc de 9 à 10 000 enfants, martyrs ou portés disparus, dans cette guerre.
En cette « Journée internationale de l'enfance », nous assistons au massacre des enfants palestiniens privés des formes de vie les plus simples, privés de vivre avec leurs parent, privés d'un toit au-dessus de leur tête, et témoins d'attaques brutales. Aujourd’hui, ces enfants vivent dans des conditions climatiques difficiles, un froid extrême et des pluies hivernales, dans des tentes installées dans des camps, des écoles et des hôpitaux. Ces enfants vivent dans des conditions difficiles et douloureuses auxquelles les organisations et institutions internationales devraient prêter attention. D'un point de vue juridique, la voix de ces enfants devrait être portée à l'Assemblée générale des Nations Unies et à l'UNICEF, ainsi qu'à d'autres institutions dans le monde, pour montrer que le régime sioniste menace clairement les enfants de Gaza.
Dans la situation actuelle, il est impossible de parler de Droit international et de distinction entre soldats et civils, dans la bande de Gaza. Les enfants, les femmes et les civils sont tous aujourd’hui, exposés à des massacres. Les maisons ont été détruites sur les enfants. Le monde entier a vu les corps d'enfants retirés des décombres, et ces images ont été diffusées sur tous les réseaux mondiaux, régionaux et arabes. Le monde entier et les institutions internationales l'ont vu et malheureusement, tous sont restés silencieux.
Lors du dernier crime commis contre des enfants prématurés et malades à Al-Shafa, et dans d'autres hôpitaux, tout le monde est resté silencieux, alors que ces enfants auraient dû être placés dans des conditions appropriées et des installations nécessitant de l'électricité et de l'oxygène pour la poursuite de leur vie. Mais malheureusement, il n’en fut pas ainsi.
De quelle journée de l'enfance s'agit-il et comment pouvons-nous parler de cette journée quand des enfants à Gaza, sont tués devant tout le monde, et que les institutions gouvernementales chargées des droits de l'enfant, restent silencieuses.
Comment l'Assemblée générale des Nations Unies, l'UNICEF et d'autres organisations, nationales et locales, peuvent-elles parler des enfants et de leurs droits ?
Comment convaincre les enfants attaqués par les chars et les avions israéliens, que c'est la Journée internationale de l'enfance et qu'il existe des institutions dans le monde, qui s'occupent des enfants.
Nous ne voyons aucune action réelle pour la défense des droits de ces enfants à Gaza, il semble que cette journée internationale concerne les enfants en Occident, et non les enfants de Gaza, de Palestine et du monde islamique.
Il est difficile de parler des première et deuxième Conventions de Genève et d'y croire, nous n'y croyons pas.
Si le monde veut que ces accords, ces conventions et ces revendications mondiales visant à protéger les droits de l'homme, restent valables, et que les peuples, palestinien et musulmans, les considèrent comme valables, ils doivent agir rapidement, protéger les enfants, les femmes et les civils de Gaza, et prendre des mesures concrètes. Ils doivent agir immédiatement et prouver aux peuples du monde, que ces accords sont vrais et ont un effet, et qu’il n’y a aucune différence entre les enfants d’Europe et d’Amérique, et les enfants de Palestine, de Gaza et des autres continents.
Les criminels qui ont tué ces enfants et ces femmes, et commis ces crimes, doivent être tenus pour responsables et poursuivis pour ces crimes. Nous avons vu le soutien au peuple palestinien des peuples des pays occidentaux, mais ces voix ne sont toujours pas suffisantes pour exercer une réelle pression sur les gouvernements occidentaux qui continuent de soutenir et d’aider Israël dans le domaine des armes.
Nous avons besoin de mesures réelles pour poursuivre Israël pour crimes de guerre, meurtres de civils et d'enfants, et déplacements forcés dans la bande de Gaza.
Les institutions internationales doivent prouver qu’il n’y a pas de différence entre les enfants de Gaza et les enfants des pays occidentaux »