Salah Abdul Ati, chef de l'Organisation palestinienne des droits de l'homme, dans un entretien avec l’Agence iranienne de presse coranique (Iqna), faisant référence à la situation désastreuse à Gaza, et critiquant le silence honteux de la communauté internationale, a déclaré : « Les bombardements et la destruction des maisons et des abris sont effectués sans aucun avertissement préalable, et il est impossible de retrouver les corps de 3000 enfants pris sous les décombres.Il s’agit de violations flagrantes des droits des enfants et vu la situation catastrophique de cette région, nous exigeons des plaintes auprès des organisations internationales chargées des droits de l'homme et de l'enfant ».
Au début de son discours, Abdul Ati a déclaré : « Nous avons célébré la Journée internationale de l'enfance le 20 novembre, alors que le génocide du régime sioniste dans la bande de Gaza, et les crimes de ce régime se poursuivent, et que les enfants et leurs familles risquent d'être massacrés ou de mourir de faim, de soif et de maladie, dans la bande de Gaza. Les enfants de Cisjordanie et de la ville de Quds sont également exposés au meurtre, aux arrestations et aux persécutions. Les enfants de la bande de Gaza continuent de souffrir des agressions, des attaques et du siège qui leur sont imposés, et leurs conditions de vie difficiles se sont aggravées en raison de ces attaques et des déplacements.
Les attaques du régime sioniste contre la bande de Gaza, ont jusqu'à présent, entraîné la mort et le martyre de 13 300 citoyens, dont 5 500 enfants et 3 500 personnes femmes, et plus de 30 000 citoyens palestiniens ont également été blessés dans ces attaques, dont 75 % sont des enfants et des femmes. La moitié des 1700000 déplacées dans la bande de Gaza, sont des enfants qui souffrent du manque d’eau, de nourriture, de vêtements et de médicaments.
914 000 personnes se sont réfugiées dans les écoles affiliées aux Nations Unies, dans les hôpitaux, les mosquées, les églises et les maisons de leurs parents et amis.
La probabilité de propagation de maladies infectieuses est très élevée et d'un autre côté, la plupart des centres médicaux et des hôpitaux ont été désactivés à cause des attaques du régime sioniste. Dans la situation actuelle, les hôpitaux de la bande de Gaza ne fonctionnent que 10 heures par jour à un rythme plusieurs fois supérieur à leurs capacités, et sont confrontés à une grave pénurie de carburant et d'équipements médicaux. C’est une violation flagrante des droits de l'homme ainsi que des conventions relatives aux droits des enfants et à la protection des civils.

Salah Abdul Ati a déclaré : « Les enfants de la bande de Gaza sont confrontés à des attaques sans précédent, au cours desquelles diverses armes, y compris des armes interdites, ont été utilisées, qui ont conduit à la destruction d'environ 60 % des unités résidentielles, des infrastructures et des services.
En plus de ces attaques, le régime sioniste a coupé l'eau et l'électricité, et interdit l'entrée de l'aide humanitaire et des secours dans la région, violant clairement toutes les normes relatives aux droits de l'enfant stipulées dans la Convention relative aux droits de l'enfant, la Quatrième Convention de Genève à laquelle ce régime a adhéré en 1991, et la résolution du Conseil de sécurité sur l'obligation de protéger les enfants dans les conflits armés.
Le nombre de prisonniers dans les prisons du régime sioniste atteint environ 75 000 personnes, parmi lesquelles 360 enfants, dans des prisons qui ne répondent pas aux normes internationales minimales nécessaires de protection des droits des enfants et des prisonniers.
Salah Abdul Ati a déclaré : « L'Organisation « Hachad » souhaite que la communauté internationale intervienne pour mettre fin à l'agression du régime sioniste dans la bande de Gaza, et fournir un soutien international aux enfants palestiniens.
Nous demandons à la communauté internationale de briser son silence et d’intervenir de toute urgence, pour mettre fin aux crimes du régime sioniste.
Nous demandons également aux responsables des organisations d'accroître leur coopération avec la Cour pénale internationale, de prendre des mesures sérieuses pour contraindre les dirigeants sionistes à respecter les règles du Droit international, et de traduire en justice les contrevenants à ces règles et lois.
Les Nations Unies et les organisations internationales et régionales doivent assumer leurs responsabilités, juridiques et morales, en prenant les mesures nécessaires pour apporter secours et soutien aux enfants de Gaza, et faire pression sur le régime sioniste pour qu'il cesse de violer les droits des enfants dans les territoires palestiniens.
Nous demandons également aux Nations Unies, d'ajouter l'armée israélienne à la liste noire des responsables des violations des droits de l'enfant, et aux signataires des Conventions de Genève, de prendre des mesures sérieuses pour protéger les enfants et les civils.
Parmi les plus importantes de ces mesures dans la situation actuelle, figure l'ouverture de couloirs humanitaires pour évacuer les enfants, les femmes, les civils et les blessés, notamment du nord de Gaza, et des hôpitaux qui ont interrompu leurs services en raison des crimes de l’occupant, la fourniture d'une aide humanitaire et de matériel médical, et d'une aide aux enfants et à leurs familles ».