
La Mosquée du Vendredi est réputée pour son architecture swahilie traditionnelle. Elle présente des caractéristiques distinctives telles que des arcs et des dômes élégamment conçus, ainsi que des minarets en forme de cône. Les murs sont construits en pierre de corail soigneusement taillée, ce qui donne à la mosquée une apparence unique.
La mosquée est un lieu de prière et de rassemblement pour la communauté musulmane locale. Chaque vendredi, les fidèles se réunissent pour la prière du Jumu'ah, qui est une prière collective particulièrement importante dans l'islam.
En raison de son importance historique et architecturale, la Mosquée du Vendredi de Shela a été désignée site du patrimoine mondial par l'UNESCO en 2001, dans le cadre de la vieille ville de Lamu.
Histoire de la mosquée
La Masjid Riyadha, possède une riche histoire qui remonte à plusieurs siècles. Voici quelques éléments clés de son histoire :
La construction initiale de la mosquée remonte au XVIIIe siècle. Elle a été érigée par des marchands arabes qui voyageaient le long de la côte est-africaine et se sont installés dans la région de Lamu. Ces marchands étaient principalement impliqués dans le commerce d'esclaves, d'ivoire et d'épices.
La mosquée a été construite dans le village de Shela, qui était alors un important centre économique et culturel de la région. Shela était le principal port de Lamu et abritait de riches marchands et des familles influentes.
Au fil des ans, la Mosquée du Vendredi de Shela est devenue un centre spirituel et éducatif important pour la communauté musulmane de Lamu. Elle a joué un rôle central dans la diffusion et la préservation de l'islam le long de la côte swahilie.

La mosquée a également été un lieu de rencontre pour les érudits et les étudiants religieux. Elle a accueilli des enseignements religieux, des discussions théologiques et des activités éducatives visant à promouvoir la connaissance et la compréhension de l'islam.
La Mosquée du Vendredi de Shela a subi plusieurs rénovations au fil des siècles pour maintenir sa structure et son intégrité architecturale. Cependant, les rénovations ont été réalisées en veillant à préserver son caractère et son style originaux.
En raison de son importance historique et architecturale, la mosquée a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 2001, en tant que partie intégrante de la vieille ville de Lamu.
Aujourd'hui, la Mosquée du Vendredi de Shela reste un lieu de culte actif et un symbole de l'héritage culturel et religieux de Lamu. Elle continue d'attirer des visiteurs et des pèlerins du monde entier, qui viennent admirer son architecture unique et participer aux cérémonies et prières qui s'y déroulent.

Architecture
L'architecture de la Mosquée du Vendredi de Shela présente des caractéristiques typiques de l'architecture swahilie traditionnelle. Voici quelques détails sur son style architectural :
1. Matériaux de construction : La mosquée est construite en utilisant des blocs de corail soigneusement taillés. Le corail est un matériau abondant dans la région de Lamu et a été largement utilisé dans la construction de nombreux bâtiments de l'île.
2. Plan et disposition : La mosquée suit un plan rectangulaire, orienté vers La Mecque. Elle comprend une salle de prière principale spacieuse avec des piliers en pierre de corail qui soutiennent le toit.
3. Arcs et dômes : L'architecture de la mosquée se caractérise par l'utilisation d'arcs élégamment courbés et de dômes. Les arcs sont souvent en forme d'ogive et sont utilisés pour soutenir les toits et les entrées. Les dômes, généralement en forme de bulbe ou de cône, sont des éléments distinctifs de la mosquée.
4. Minarets : La Mosquée du Vendredi de Shela est généralement dotée de minarets en forme de cône qui s'élèvent au-dessus de la mosquée. Ces minarets servent à l'appel à la prière et sont également des éléments architecturaux décoratifs.
5. Décorations et motifs : L'architecture de la mosquée est ornée de motifs géométriques et de sculptures en relief. Les murs et les piliers peuvent présenter des motifs complexes et des détails sculptés, mettant en valeur le savoir-faire artisanal de l'époque.
L'architecture de la Mosquée du Vendredi de Shela est emblématique du style swahili, qui est influencé par les traditions arabes, et indiennes. Elle représente un mélange unique de différents éléments architecturaux et témoigne de l'histoire et de l'identité culturelle de la région de Lamu.
L'architecture de la mosquée est principalement influencée par le style swahili traditionnel, qui a évolué en tant que style architectural distinct le long de la côte est-africaine. Ce style est un mélange d'influences arabes, africaines et indiennes.
Les caractéristiques architecturales de la Mosquée du Vendredi de Shela, telles que les arcs en ogive, les dômes et les minarets, sont typiques de l'architecture islamique de la région. Ces éléments sont partagés par de nombreux autres bâtiments historiques de la côte swahilie.

Le style architectural swahili le long de la côte est-africaine est un mélange unique d'influences arabes, africaines et indiennes. En voici quelques éléments :
1. Influence arabe : En raison des échanges commerciaux et culturels entre la côte est-africaine et le monde arabe, l'architecture swahilie a intégré des éléments arabes. Cela se reflète dans l'utilisation de caractéristiques telles que les arcs en ogive, les dômes, les minarets et les motifs géométriques. Les arcs en ogive sont couramment utilisés pour soutenir les toits et les entrées des bâtiments, tandis que les dômes peuvent être présents sur les mosquées et les bâtiments importants.
2. Influence africaine : L'architecture swahilie a également intégré des éléments de l'architecture traditionnelle africaine. Cela se manifeste par l'utilisation de matériaux locaux tels que le corail, les palmes de cocotier et le bois. Les motifs sculptés et les décorations floraux sont souvent présents sur les portes, les fenêtres et les piliers des bâtiments. Les maisons traditionnelles swahilies, appelées "bandas", sont caractérisées par leur structure en bois et leur toit de chaume.
3. Influence indienne : L'influence indienne sur l'architecture swahilie est principalement due aux commerçants et travailleurs indiens qui se sont installés le long de la côte est-africaine. Les éléments architecturaux indiens peuvent être observés dans l'utilisation de couleurs vives, de carreaux de céramique et de motifs décoratifs complexes, tels que les motifs floraux et les mandalas.
En combinant ces différentes influences, l'architecture swahilie a développé son propre style distinctif, avec des bâtiments caractérisés par des formes élégantes, des détails sculptés, des motifs géométriques et des couleurs vibrantes. Cela crée une esthétique unique qui est emblématique de la région de la côte est-africaine.
Il est important de noter que ces influences peuvent varier selon les différentes régions et les périodes historiques le long de la côte est-africaine. Cependant, l'architecture swahilie dans son ensemble est un exemple remarquable de fusion interculturelle et d'échange entre différentes communautés et traditions architecturales.

Les manuscrits de la mosquée Riyadha
Cette collection contient plusieurs exemplaires uniques et représente l'éducation islamique en Afrique de l'Est au cours des 120 dernières années. À l'aide de photographies numériques, un index sera produit et des DVD seront déposés à Riyadha, au Kenya National Museum of Kenya et à la British Library. La collection elle-même restera dans les locaux de la mosquée. La collection sera présentée sur des sites Web existants et mise à disposition pour la recherche.
La mosquée de Riyadha à Lamu est la plus ancienne institution d'enseignement islamique en activité et l'une des plus influentes du monde swahili. Elle a été fondée à la fin du XIXe siècle et propose depuis lors à la fois une éducation islamique de base aux enfants et un enseignement supérieur (loi islamique, exégèse coranique, etc.) aux étudiants avancés. Riyadha, avec ses « branches » dans d’autres parties de la région, est devenue l’incarnation de l’islam d’Afrique de l’Est. S’appuyant sur des liens plus larges avec l’Hadramawt (Yémen) ainsi que sur une collaboration régionale aussi loin au sud que les îles Comores, l’impact de Riyadha sur l’histoire intellectuelle islamique en Afrique de l’Est ne peut être sous-estimé. Aujourd'hui, l'institution éduque des enfants de tout l'archipel de Lamu ainsi que des étudiants avancés de toute l'Afrique de l'Est dans la madrasa (école de la mosquée) ordinaire et dans son Académie musulmane qui accueille aujourd'hui environ 50 étudiants.
La collection de manuscrits de la mosquée de Riyadha est unique à plusieurs points de vue. Premièrement, il donne un aperçu important de l’orientation historique de l’éducation islamique en Afrique de l’Est. La collection contient également des œuvres que l’on ne trouve nulle part ailleurs. Plusieurs manuscrits comportent des inscriptions qui nomment les propriétaires au fil des décennies, ce qui indique l'économie du livre et de la lecture. Enfin, la présence dans de nombreux manuscrits de traductions swahili inter-linéaires en écriture arabe ouvre la voie à des recherches sur l’usage de l’écriture arabe avant l’éducation coloniale. Ainsi, tant du point de vue de la recherche que du point de vue de la valeur littéraire et culturelle, la collection de manuscrits de la mosquée de Riyadha constitue une partie unique du patrimoine islamique kenyan, est-africain et africain.
P. Javan