
Traits caractéristiques
Ecrit par Mustafa Pournejati, le livre comporte les chapitres principaux et importants de la vie de l’honorable Fatimah (s). Il semble qu’en termes de stratégie de contenu ainsi que de particularités d’écriture linguistique, ce livre ait un style et une méthode nouveaux, rares et sans précédents parmi les livres sur la fille du Prophète (s).
D’un point de vue de recherche, la méthode de l’auteur consiste à puiser dans la monde de connaissances des érudits et des chercheurs anciens et contemporains fréquentant les institutions de confiance des penseurs pour la production ainsi que pour l’évaluation finale du travail.
En terme de style d’écriture, l’auteur a voulu éviter de fantasmer afin de combler les blancs de l’histoire et d’attribuer les ires et comportements à cette noble dame et autres imams infaillibles (s) dans le soi-disant langage du présent.
« Je suis Fatimah, la fille de Mohammad (s) » est traduit du persan vers le français par Abdolrahim Homatach, et édité par les éditions Rude Abi (Rivière bleue), en 216 pages, en 2023.
Le contenu
Le livre comprend 24 chapitres qui commencent après la préface de l’éditeur et la note de l’auteur.
L’Île oubliée, Les racines de Fatimah, L’odeur de la menace vient, Une fille qui s’appelle la vie, Les souffrances de l’enfant angélique, Sous le contentement de son père, … sont les titres de quelques-uns des chapitres de ce livre.
Île oubliée
Au chapitre intitulé « Île oubliée », nous lisons :
C’est étrange… C’est comme un secret…
Imaginez un point sur la carte qui n’attire même plus les aventuriers, ni les touristes… un point perdu dans la nuit des temps. Les géographes en ont également migré… une région oubliée au lointain, qui a des souvenirs effacés en son cœur depuis de nombreuses années… des souvenirs évanescents mais brillants d’Abraham, Ismaël et Hâjar qui ont construits la Kaaba… La main du temps a éparpillé la poussière de l’oubli sur ce point de la carte… La poussière de l’oubli humain, dont le souvenir est loin de l’écho du puits de Zamzam et de la prière devant le seul Dieu du monde… Quoi, il semble impossible de faire pousser progressivement un arbre feuillu dans un désert brûlé par le soleil. Un arbre éternel, qui a jeté son ombre sur les sables mouvants des déserts et des villes oubliées de la péninsule arabique… et son ombre s’est étendue sur le globe. Un arbre luxuriant, un arbre glorieux qui a rappelé le souvenir des plus anciens lieux de culte qui avaient été oubliés sur cette terre… Un arbre permanent… un arbre au nom de Dieu… un arbre qui a grandi grâce aux racines de la révélation, et son nom est Fatimah (s).
Quelle maison ?
Dans le chapitre « Quelle maison ? », nous lisons le Prophète (s) dire à sa fille, Fatimah :
Ma fille ! Ne fais pas attention à ce que les gens disent ! Ne t’inquiète pas si ton mari est pauvre… La pauvreté est un casse-tête pour les autres, c’est une source de fierté pour le Prophète et sa famille.
Ma fille ! Ton père aurait pu posséder les trésors de la terre s’il l’avait voulu… mais il a choisi le consentement de Dieu.
Ma fille ! Je ne t’ai pas négligée ! Je t’ai mariée à la meilleure personne de ma famille… Ton mari est un grand de ce monde et de l’au-delà.
Dans les situations difficiles, Mohammad (s) est toujours le refuge de Fatimah (s). Ses paroles l’encouragent et inspirent son esprit sensible. Il est maintenant temps pour Fatimah (s) de se rendre chez son mari. Une maison qui est censée avoir ces commodités : un moulin à main, quelques bols en bois et quelques jarres en terre. Vivre dans cette maison ne sera pas facile.
Fatimah (s) peut être lue à partir du texte historique. La même histoire qui a pris un autre chemin avec la prophétie de Mohammad (s). Mais que s’est-il passé, pour qu’après la mort de son père, l’histoire reprenne ainsi le désir de retourner sans le passé ? Que s’est-il passé pour que la fille de Mohammad (s) ait dû réciter son sermon et parler des souvenirs, en guise de rappel ? Et e,fin que s’est-il passé pour qu’elle demande dans son testament, que son tombeau soit caché ?
Au lieu de lire Fatimah (s) dans le texte historique, il serait peut-être préférable de l’écouter : Je suis Fatimah, la fille de Mohammad (s).
Par Parvaneh Salehi