
Les agressions racistes et islamophobes en Europe et aux États-Unis connaissent une progression constante. Le dernier exemple en date est l’attaque contre une mosquée à Stockholm, en Suède, accompagnée d’une profanation du Noble Coran par des extrémistes.
Dans une tribune publiée sur le site « 26 Septembre », Ghaliya Hamoud Al-Hammadi analyse ces événements en soulignant que les insultes délibérées et répétées contre le Coran, qu’elles aient lieu aux États-Unis, en Europe ou ailleurs, ne peuvent être interprétées comme des faits isolés. Elles s’inscrivent, selon elle, dans une guerre globale et méthodique menée contre le monde islamique, visant directement l’identité des musulmans.
Cette guerre, conduite par les puissances dominantes mondiales, poursuit plusieurs objectifs, notamment tester la réaction de l’opinion publique musulmane et mesurer le degré d’attachement des musulmans au Coran, référence spirituelle et juridique de plus de deux milliards de croyants. La répétition de ces actes offensants s’inscrit ainsi dans une hostilité ancienne, dont les racines remontent aux débuts de l’islam.
L’auteure affirme qu’au fil de l’histoire, des forces hostiles ont mené une guerre religieuse ouverte contre l’islam et ses fidèles, cherchant aujourd’hui encore à transformer les textes sacrés en instruments psychologiques et idéologiques afin d’aliéner les musulmans de leur identité et d’entretenir un conflit permanent avec eux.
L’incident récent impliquant un individu américain ayant profané le Coran, survenu deux ans après le massacre de la population de Gaza par les sionistes, constitue un indicateur extrêmement dangereux de l’instrumentalisation des sentiments religieux musulmans à des fins de propagande. Cet acte révèle, selon Al-Hammadi, la véritable nature de la haine religieuse promue par des programmes sionistes à travers divers moyens, aux États-Unis, aux Pays-Bas, au Danemark et dans d’autres pays occidentaux.
Face à cela, la faiblesse des réactions des pays islamiques, comparée aux périodes précédentes, est jugée déplorable. Elle reflète, selon l’auteure, l’influence croissante des réseaux sionistes et américains au sein de nombreux régimes arabes et musulmans, dont l’objectif serait de briser la volonté du monde islamique et d’étouffer toute expression de colère face aux offenses commises contre le Coran.
Malgré les campagnes systématiques de déformation menées par le sionisme, qui crée et instrumentalise des groupes terroristes sous des appellations faussement islamiques afin d’associer leurs crimes à l’islam, la véritable image de cette religion, fondée sur des valeurs élevées et une éthique humaine transmise par le Prophète de l’islam (PSL), continue de susciter respect et admiration chez ceux qui l’observent avec objectivité.
À cet égard, la mobilisation populaire observée récemment au Yémen, où la population a récité le Coran dans les espaces publics en réponse à l’appel de son dirigeant, Sayyed Abdelmalek Badr al-Din al-Houthi, constitue un témoignage vivant de la centralité du Coran dans la conscience collective du peuple yéménite. Cette démonstration souligne que la victoire est indissociable du degré d’attachement au Livre saint.
En conclusion, l’auteure estime que si la faiblesse et la soumission n’avaient pas gagné de nombreux régimes arabes et islamiques, les profanations systématiques du Coran n’auraient jamais atteint un tel niveau. Face à la poursuite des agressions sionistes en Palestine, au Liban, en Syrie et au Yémen, ainsi qu’au silence complice de la communauté internationale, seule une mobilisation consciente, unie et durable de la oumma musulmane peut préserver l’honneur des symboles sacrés et défendre l’identité islamique.