Justice et responsabilité humaine au cœur de la gouvernance de l’Imam Ali (as)

8:47 - January 04, 2026
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IQNA-Pour Haïdar Rahim, l’étude attentive de la conduite de l’Imam Ali, notamment à travers le Nahj al-Balagha, offre des repères essentiels pour répondre aux défis des sociétés contemporaines.

Justice et responsabilité humaine au cœur de la gouvernance de l’Imam Ali (as)À l’occasion de l’anniversaire de la naissance de l’Imam Ali (as), Haïdar Rahim, responsable du département des médias du sanctuaire sacré de l’Imam Ali, a souligné dans un entretien accordé à l’agence Iqna que l’Imam Ali ne représente pas seulement un modèle exceptionnel de piété individuelle, mais aussi une référence unique en matière de gouvernance juste, responsable et centrée sur l’être humain. 

La justice comme fondement d’une gouvernance responsable
Haïdar Rahim explique que, dans la vision de l’Imam Ali (paix sur lui), la justice constituait le socle même du pouvoir et non un simple outil politique ou une option stratégique. Pour l’Imam, tous les individus étaient égaux en droits et en devoirs, sans distinction d’origine, de statut social ou de proximité avec le pouvoir. Cette conception se traduisait concrètement par une répartition équitable du Trésor public et par un contrôle strict des responsables, y compris lorsque cette fermeté entraînait la perte de certains soutiens politiques.

Selon l’Imam Ali, toute autorité qui s’éloigne de la justice est vouée à l’affaiblissement et à l’effondrement. La préservation de la dignité humaine, ajoutait-il, constitue la voie la plus sûre pour maintenir l’unité sociale et la stabilité collective. Haïdar Rahim rappelle que l’Imam considérait le pouvoir non comme une fin en soi, mais comme un moyen au service de l’instauration de la justice et de la défense des opprimés. La valeur d’un dirigeant se mesurait, selon lui, à sa proximité avec les plus faibles et à son éloignement des intérêts personnels, offrant ainsi un modèle de gouvernance intègre, équitable et redevable.

Ethique personnelle, savoir et construction de la société
Abordant les traits comportementaux de l’Imam Ali dans la préservation de la religion contre les dérives et le matérialisme, Haïdar Rahim met en avant un ascétisme authentique, indissociable du sens des responsabilités. L’Imam n’était pas un ascète retiré du monde, mais un dirigeant pleinement conscient des souffrances de son peuple, s’imposant une auto-évaluation rigoureuse avant de demander des comptes aux autres. Cette attitude empêchait toute instrumentalisation de la religion à des fins mondaines et rappelait que le responsable de la communauté devait être le plus éloigné de l’avidité et des privilèges.

L’Imam Ali accordait également une importance centrale à la famille, qu’il considérait comme le fondement de la société. Dans ses paroles et son comportement, il insistait sur l’éducation morale, la véracité, le sens des responsabilités et le respect d’autrui. Il estimait que les déviances sociales prenaient racine dans les carences éducatives et que la famille consciente et engagée constituait le premier rempart pour former des générations saines et fidèles aux valeurs.

Concernant la place du savoir dans le Nahj al-Balagha, Haïdar Rahim souligne que l’Imam Ali voyait dans la science un pilier essentiel de la construction de l’individu et de la société. Le savoir, selon lui, devait être indissociable de l’action et de l’éthique. Il mettait en garde contre une connaissance qui ne conduirait pas à la réforme du comportement, affirmant que le véritable savoir est celui qui élève l’âme, renforce l’attachement à la justice et à la vérité.

Enfin, Haïdar Rahim rappelle que les enseignements de l’Imam Ali dans le Nahj al-Balagha constituent un trésor intellectuel et civilisationnel pour le monde islamique. Ces sagesses, qui englobent la religion, la politique, la gestion sociale et l’éducation humaine, ont guidé les penseurs à travers l’histoire, aussi bien dans les périodes de prospérité que dans les temps de crise, et demeurent une source d’inspiration pour l’élévation morale et le progrès durable de la communauté.

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