
Selon l’agence Palestine Al-Youm, les déplacements répétés et les épreuves extrêmes n’ont pas empêché cette famille de préserver son lien profond avec le Saint Coran. D’une tente à l’autre, d’un abri à un autre, ils transportaient leurs exemplaires comme un trésor vital.
À chaque halte, après l’installation, leurs voix s’élevaient dans la récitation des versets, reléguant le fracas des explosions à un arrière-plan pâle face à la majesté des paroles sacrées.
Attachée à la mosquée Salah al-Din al-Ayyoubi, édifice spirituel du quartier de Zeitoun, la famille a refusé de renoncer à son engagement malgré la perte de son lieu habituel d’apprentissage.
Aux cercles paisibles de la mosquée, elle a substitué les « cercles de la tente ». Dans cet espace précaire, les six membres ont accompli l’exploit de mémoriser l’intégralité du Coran, défiant la faim et la violence environnante.

Par leur démarche, ils adressent un message silencieux au monde : si les minarets sont détruits, leurs cœurs demeurent des mosquées que nul ne peut anéantir. Ainsi sont-ils devenus une véritable « famille coranique », hissant l’étendard d’une victoire spirituelle avant même la fin de la guerre.