
Selon Al Jazeera, né le 12 février 1996 dans la province de M’sila, à environ 240 kilomètres au sud d’Alger, il a grandi dans un environnement profondément marqué par l’enseignement du Coran. Sa famille était surnommée « Bayt al-Quran » (la maison du Coran), et son père, imam et premier maître, l’a initié très tôt à la mémorisation selon la méthode traditionnelle, sur planche et à la plume.
Dès l’enfance, son talent se manifeste. A sept ans, lors d’une Nuit du Destin, il récite devant les fidèles, une expérience fondatrice qui renforce sa confiance et forge sa présence vocale. Au fil des années, sa voix se distingue par une combinaison harmonieuse entre authenticité classique et sensibilité moderne, attirant particulièrement les jeunes générations.
Son style se caractérise par une maitrise remarquable des registres graves (qarar) et aigus (jawab), passant d’intonations apaisantes à des envoles puissantes sans perdre en douceur. Il pratique une véritable « illustration sonore » des versets : récit narratif pour les histoires, tonalite sereine pour les passages d’espérance, gravite pour les versets d’avertissement.
Influencé par l’école égyptienne, notamment par Abdulbadit et Mohamed Sidiq Minchawi, il préserve en même temps la sobriété algérienne et demeure attaché à la récitation selon la riwaya Warsh, qui confère à sa lecture une identité maghrébine affirmée.
En 2022, il obtient le titre national de « Taj al-Quran ». Sa notoriété explose lorsqu’un extrait de sa récitation de la sourate Yusuf devient viral sur les réseaux sociaux, attirant des fidèles de diverses régions vers la mosquée al-Nasr a M’sila. Il officie ensuite à la Grande Mosquée d’Alger, confirmant son rang parmi les récitateurs majeurs du pays.