La détermination politique et la résistance du peuple définissent le résultat de la guerre

7:07 - April 09, 2026
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IQNA-Le président du Centre des droits de l'homme de Bahreïn a expliqué : « L’histoire démontre que c’est la détermination politique et la résilience d’un peuple qui définissent le résultat d’une guerre et pas les technologies et les armes modernes. »

Dans un entretien avec l'Agence Internationale de Presse Coranique (IQNAà, Baqir Darvish, président du Centre des droits de l'homme de Bahreïn, a souligné que l'histoire démontre que c'est la volonté politique et la résilience des peuples, et non la supériorité technologique ou les armes avancées, qui déterminent l'issue des conflits. Ce constat est particulièrement pertinent dans le contexte actuel des tensions au Moyen-Orient, où la résistance du peuple iranien face aux agressions extérieures est mise à l'épreuve.
 
Depuis plus d'un mois, les Iraniens continuent de manifester dans les rues pour exprimer leur soutien à la Révolution islamique et condamner les crimes de guerre perpétrés par les États-Unis et Israël. Cette persistance dans les manifestations est un signe clair de l'échec des stratégies visant à affaiblir le front intérieur iranien. Selon Darvish, cette mobilisation ne se limite pas à un simple rassemblement populaire ; elle constitue une véritable consultation populaire sur la légitimité du régime et de son autorité. Les manifestations sont organisées de manière intelligente, en résonance avec les valeurs religieuses et patriotiques profondément ancrées dans la société iranienne.
 
Darvish a également noté que cette dynamique témoigne d'une conscience politique aiguë parmi les Iraniens, qui comprennent qu'ils font face à une agression étrangère ciblant leur indépendance et leur souveraineté nationale. Il a exhorté les dirigeants américains, notamment Donald Trump, à reconnaître l'impossibilité de briser la volonté indéfectible du peuple iranien.
 
En ce qui concerne la résistance des mouvements alliés en Liban, en Irak et au Yémen, Darvish a affirmé que leur solidarité avec l'Iran face aux agressions américaines et sionistes illustre l'existence d'une coalition stratégique enracinée dans la région. Cette unité envoie un message clair : toute agression contre l'Iran ne se limitera pas à une seule zone géographique, mais sera accueillie par une réaction régionale coordonnée et réfléchie. Cela reflète un changement dans l'équilibre des pouvoirs, où la domination américano-sioniste ne peut plus imposer sa volonté sans coûts élevés.
 
Darvish a également condamné les attaques ciblant les infrastructures civiles en Iran, telles que les habitations, les établissements médicaux et les universités. Il a qualifié ces actes de crimes de guerre au regard du droit international humanitaire et des conventions de Genève. Les actions des États-Unis et d'Israël sont perçues comme des opérations militaires illégales qui violent le principe de distinction et de proportionnalité. Ces attaques visent à punir la population civile et à semer la terreur, ce qui démontre que les discours occidentaux sur les droits de l'homme ne sont souvent qu'un outil politique utilisé lorsque cela sert leurs intérêts.
 
Concernant l'inaction des organisations internationales, notamment du Conseil de sécurité des Nations Unies, Darvish a souligné que le silence ou l'incapacité de ces institutions est le reflet de la domination politique des grandes puissances, en particulier des États-Unis. Le système international actuel souffre d'une double morale : les lois sont appliquées lorsqu'elles servent les intérêts occidentaux et ignorées lorsqu'elles sont en conflit avec ceux-ci. Ce silence remet en question la crédibilité de ces organismes et les rend complices des crimes commis.
 
En conclusion, la situation actuelle en Iran met en lumière la détermination d'un peuple face à l'oppression extérieure et pose des questions fondamentales sur la justice internationale et le respect des droits humains. La résilience du peuple iranien et le soutien croissant des mouvements de résistance dans la région pourraient redéfinir le paysage géopolitique du Moyen-Orient.

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