
Selon Middle East Eye, citant le Comité des affaires publiques musulmanes d'Amérique (MPAC), ces incidents ont atteint leur niveau le plus élevé en quinze mois, avec au moins neuf attaques signalées en mars, allant de la profanation de mosquées à des agressions sexuelles sur des femmes musulmanes.
Khuram Zaman, directeur fondateur du Centre de sécurité, technologie et politique au MPAC, souligne que l'intensification de la violence coïncide avec le début des hostilités en Iran à la fin février. Il note que le discours public sur les musulmans est devenu alarmant, avec des appels à brûler des mosquées ou à utiliser des explosifs, des propos qui étaient auparavant rares dans les médias sociaux.
Le Centre d'études sur la haine organisée (CSOH) a également constaté une augmentation significative des publications anti-musulmanes sur la plateforme X d'Elon Musk depuis le début du conflit en Iran. Les contenus analysés incluent des commentaires haineux et des demandes de politiques anti-musulmanes strictes, comme l'expulsion de tous les musulmans.
Des législateurs républicains, tels que Randy Fine et Andy Ogles, ont normalisé ces discours en appelant à des mesures extrêmes contre les musulmans. Cette tendance s'inscrit dans un contexte historique où les périodes de conflit militaire américain au Moyen-Orient sont souvent associées à une montée des sentiments anti-musulmans.
Le MPAC appelle à la fin des guerres américaines et israéliennes contre l'Iran, avertissant que ces conflits raviveront la surveillance des communautés musulmanes américaines et nuiront à la cohésion sociale. Le groupe exhorte le gouvernement à condamner rapidement les discours de haine et à répondre aux besoins des communautés touchées.
4347095