FT : L’Arabie saoudite proposerait à l’Iran un pacte de non-agression régionale

14:32 - May 15, 2026
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IQNA-Un journal américain a fait état de la proposition saoudienne à l'Iran vue la situation régionale.

Le journal Financial Times a rapporté jeudi que l’Arabie saoudite aurait soumis à l’Iran une proposition de pacte de non-agression au Moyen-Orient, dans le cadre des discussions visant à gérer les tensions régionales après un conflit impliquant les États-Unis et Israël contre Téhéran. Selon des diplomates cités par le quotidien britannique, Riyad envisagerait de s’inspirer du processus d’Helsinki des années 1970 comme modèle pour réduire les tensions avec l’Iran.

Cette initiative survient après que les forces armées iraniennes, en réaction aux attaques américaines et israéliennes, ont lancé l’opération « Wa’da Sadiq 4 » contre des positions militaires israéliennes en territoire occupé et contre des bases américaines dans la région. Selon Téhéran, ces opérations ont infligé des pertes significatives à leurs adversaires. L’Iran a également mis en garde contre l’utilisation de l’espace aérien et du territoire des pays voisins par les États-Unis pour mener des attaques contre son territoire, rappelant que ses représailles ne cibleront que les installations américaines dans la région. Par ailleurs, l’ambassadeur iranien auprès de l’ONU a demandé des compensations à cinq pays de la région – Bahreïn, Arabie saoudite, Qatar, Émirats arabes unis et Jordanie – pour leur participation présumée au conflit.

Selon une dépêche de l’agence Reuters, citant deux responsables occidentaux et deux responsables iraniens, Riyad aurait mené plusieurs frappes contre l’Iran en représailles aux attaques iraniennes contre des bases américaines sur son sol. Ces opérations, effectuées par l’aviation saoudienne fin mars, n’avaient pas été rendues publiques. Ni l’Iran ni l’Arabie saoudite n’ont officiellement commenté ces informations.

L’Arabie saoudite, historiquement dépendante de l’armée américaine pour sa sécurité, s’est retrouvée vulnérable face à des frappes qui ont contourné la protection de Washington. Reuters souligne que ces actions illustrent l’ampleur des conflits régionaux, souvent dissimulés, et mettent en lumière le rôle des frappes aériennes américaines et israéliennes contre l’Iran, déclenchées fin février, dans l’escalade des tensions au Moyen-Orient. Le Wall Street Journal a également rapporté que les Émirats arabes unis auraient mené des frappes contre l’Iran.

Un haut responsable saoudien du ministère des Affaires étrangères n’a pas précisé si un accord formel avec Téhéran avait été conclu, mais il a réaffirmé la position du Royaume en faveur de la réduction des tensions, de la retenue et de la stabilité régionale. Reuters indique que l’Iran aurait été informé des frappes par l’Arabie saoudite, ce qui aurait conduit à une interaction diplomatique intense et à des menaces de frappes supplémentaires. Ces échanges auraient permis d’aboutir à un accord de désescalade visant à « stopper les hostilités, protéger les intérêts mutuels et prévenir toute aggravation des tensions ».

Cette initiative marque un pas potentiel vers un désamorçage des tensions régionales, alors que le conflit au Moyen-Orient reste fragile et que les acteurs régionaux cherchent à contenir ses répercussions tout en maintenant leurs positions stratégiques.

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