
Selon arabi21, cette campagne médiatique et politique a été déclenchée par un article du Telegraph qui critiquait les dessins de Hajjaj, jugés hostiles envers l'occupation israélienne et la guerre à Gaza.
Malgré ces pressions, l'organisation du festival a maintenu son invitation à Hajjaj, affirmant son engagement contre toutes les formes de racisme tout en défendant la liberté d'expression. Julie Tait, directrice du festival, a déclaré que l'événement n'avait jamais accueilli d'œuvres antisémites et a réaffirmé sa détermination à présenter le travail du caricaturiste jordanien face à cette campagne d'intimidation.
De son côté, le syndicat des journalistes jordaniens a exprimé son soutien total à Hajjaj, dénonçant les efforts visant à le discréditer en raison de ses positions critiques envers l'occupation israélienne. Le syndicat a souligné que cette situation illustre un « climat de polarisation intense au Royaume-Uni », qui limite la liberté d'expression et stigmatise toute critique du régime israélien comme étant antisémite.
Il a également précisé que les œuvres de Hajjaj sont « engagées dans l'éthique journalistique et la lutte contre l'extrémisme, le racisme et l'occupation ». Les caricatures controversées de Hajjaj ont déjà été publiées dans des journaux arabes renommés et critiquent les politiques israéliennes, sans s'en prendre aux Juifs ou à la religion juive.
Hajjaj participera au festival avec une exposition abordant des questions culturelles et sociales, ainsi que des droits des personnes handicapées, mettant en avant son personnage cartoon emblématique « Abu Mahjoub », une figure marquante de l'humour dans le journalisme jordanien et arabe.
4353213