Réunis au Caire lors de la conférence internationale intitulée « Jérusalem : première ligne de confrontation contre le déplacement forcé, l'annexion et clé d'une paix juste et durable », des responsables palestiniens, arabes et internationaux ont mis en garde contre les politiques visant à modifier la composition démographique, historique et religieuse de Jérusalem. La rencontre était organisée conjointement par l'Organisation de la coopération islamique (OCI) et le Comité des Nations unies pour l'exercice des droits inaliénables du peuple palestinien.
Les participants ont insisté sur la nécessité d'une action internationale urgente afin de mettre fin aux politiques de déplacement forcé, d'annexion et d'expansion des colonies israéliennes, alors que les inquiétudes s'intensifient face à la situation à Jérusalem, en Cisjordanie et à la poursuite de la guerre dans la bande de Gaza.
Dans son intervention, le vice-grand imam d'Al-Azhar, le cheikh Ayman Abdel Ghani, représentant le grand imam Ahmed Al-Tayeb, a déclaré que la question palestinienne traversait l'une des périodes les plus critiques de son histoire. Il a dénoncé les tentatives d'imposer une nouvelle réalité par la force, estimant qu'elles constituent une violation flagrante du droit international et du droit international humanitaire.
Il a rappelé que les Palestiniens ne réclament que les droits reconnus par les conventions internationales, notamment le droit à la vie, à la liberté, à l'autodétermination et à la création d'un État indépendant. Il a également appelé la communauté internationale à dépasser les simples condamnations politiques et à prendre des mesures concrètes pour protéger les civils, mettre fin à l'occupation et faire respecter le droit international.
Le ministre palestinien des Affaires de Jérusalem, Ashraf Al-Awar, a affirmé que Jérusalem demeure le cœur de la cause palestinienne. Selon lui, les politiques menées dans la ville visent à transformer son identité historique et culturelle. Il a réaffirmé que Jérusalem-Est doit être la capitale du futur État palestinien et qu'aucune solution politique durable ne sera possible sans la fin de l'occupation.
Les représentants de l'OCI, de la Ligue arabe, de l'Égypte et de la mission palestinienne auprès des Nations unies ont également dénoncé la poursuite des démolitions de maisons, des confiscations de terres et de l'expansion des colonies, qu'ils considèrent comme une stratégie destinée à réduire la présence palestinienne à Jérusalem.
À l'issue de la conférence, les participants ont réaffirmé leur rejet du déplacement forcé, de l'annexion et de toute modification du statut juridique, historique ou démographique de Jérusalem. Ils ont appelé à un engagement international plus ferme pour protéger la ville et ses lieux saints, tout en soulignant qu'une paix juste et durable passe par la fin de l'occupation et la création d'un État palestinien indépendant dans les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale.
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