Le Palam veut promouvoir la micro-finance islamique

15:01 - November 06, 2013
Code de l'info: 1311878
Dakar(IQNA)- Pour créer des emplois et lutter contre la pauvreté, le Programme d’alphabétisation et d’apprentissage de métiers pour la lutte contre la pauvreté (Palam) mise sur la micro-finance islamique.


C’est dans ce cadre que se tient, à Dakar, un atelier de formation des formateurs en finance islamique. En partenariat avec l’Institut de recherche et de formation en finance islamique (Irti) du groupe de la Banque islamique de développement (Bid), le Programme d’alphabétisation et d’apprentissage de métiers pour la lutte contre la pauvreté (Palam) du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance organise, du 4 au 8 novembre, un atelier de formation des formateurs en finance islamique.



A travers ce programme pilote, la Bid veut faire de la micro-finance islamique un mécanisme de lutte contre l’extrême pauvreté, en donnant aux catégories sociales vivant dans des conditions précaires la possibilité d’entreprendre des activités génératrices de revenus. En misant sur l’approche genre, le Palam met l’accent sur la protection des groupes vulnérables, par le biais du renforcement des capacités. De ce fait, d’après Abdou Faye, secrétaire général du ministère de la Femme, de la Famille et de l’enfance, « la micro-finance en général et celle dite islamique en particulier, dont la plus-value est de s’appuyer sur les facteurs éthiques et moraux, peut jouer un rôle crucial ».



A travers le Palam, la Bid accompagne le Sénégal pour une meilleure prise en charge de l’éducation de base des enfants déscolarisés, non scolarisés et ceux des « daaras » mais aussi la création de micro-entreprises rurales, soutenues par une formation technique professionnelle des jeunes et des femmes qui auront accès à la micro-finance. En d’autres termes, le Palam s’appuie sur le triptyque suivant : formation technique, alphabétisation, financement.



Ce qui fait dire à sa directrice, Khady Fall Ndiaye, que « le Palam constitue une réponse concrète pour la création d’emplois pérennes en phase avec les opportunités locales ». Pour cette phase pilote, l’objectif est de renforcer les compétences techniques et professionnelles de 3000 jeunes et de 10.000 femmes en vue de leur assurer des emplois pérennes et générateurs de richesses. Sur la panoplie des modes de financements islamiques proposés, le Palam a choisi la « mourabaha » (qui est une opération de vente et de revente avec une marge négociée). Car, d’après la directrice du Palam, il s’avère que ce mode de financement est le plus utilisé en finance islamique et le mieux adapté aux cibles, particulièrement en milieu rural et aux Systèmes financiers décentralisés (Sfd).     



Source: lesoleil           

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