
La Cour, qui a rendu son verdict lundi, a en outre réduit à 7 ans la peine de prison pour trois autres prévenus, jugés dans la même affaire, a-t-on ajouté de même source.
Les membres du groupe étaient jugés pour tentative de meurtre avec préméditation contre des policiers, incendie criminel de véhicules de police, troubles et détention de cocktails Molotov, selon l'acte d'accusations.
Ils avaient été inculpés après une attaque aux Molotov en février 2012 contre un commissariat de police à Sitra, un village chiite près de Manama, au cours de laquelle un policier a été blessé et la façade du commissariat incendié, selon le ministère de l'Intérieur.
De nombreuses personnes ont été condamnées à des peines de prison à Bahreïn pour leur implication dans les violences qui accompagnent le mouvement de contestation contre le régime.
Bahreïn est secoué depuis février 2011 par un mouvement de contestation animé par les chiites, majoritaires dans ce pays du Golfe, contre la dynastie sunnite des Al-Khalifa.
Face à la persistance de ce mouvement qui réclame principalement une monarchie constitutionnelle, le pouvoir a alourdi cet été les peines pour les auteurs de violences et introduit la peine de mort ou la prison à perpétuité en cas de morts ou de blessés. Les autorités ont également interdit les manifestations à Manama.
Selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), 89 personnes ont été tuées à Bahreïn depuis le début de la contestation.
Source : lorientlejour