
A l’initiative du Projet de développement de l’élevage au Sénégal oriental et en Haute Casamance (PDESOC), la rencontre organisée dans un hôtel de la commune et présidée par l’adjoint au gouverneur, chargé du développement Maguette Diouck, a enregistré plus d’une dizaine de participants.
Cette formation est un préalable au lancement le 14 décembre à Tambacounda d’une ligne de crédit d’un montant de 775 millions de francs CFA que la Banque islamique de développement (BID) a mise à la disposition du PDESOC et qui a été rétrocédée à la CNCAS, a indiqué le directeur du PDESOC, Alioune Touré.
En adoptant ce mode de financement alternatif, le PDESOC est ‘’en train de contribuer au développement de la grande politique d’élevage du gouvernement’’, dont l’un des quatre objectifs, est l’amélioration de la productivité et de la compétitivité des productions animales, a dit le directeur de l’élevage Mamadou Ousseynou Sakho, agent d’exécution du PDESOC.
Cet objectif, a-t-il ajouté, n’est pas réalisable sans la disponibilité de crédit que l’Etat n’est pas en mesure de satisfaire entièrement. Même si l’élevage est une activité ‘’éminemment privée’’, l’Etat a le devoir de créer un cadre favorable à son développement, a-t-il relevé.
‘’La finance islamique apparaît […] déjà comme une voie incontournable à emprunter pour accéder au développement durable, en faisant l’économie des crises financières dévastatrices qui se sont accumulées’’, a relevé dans son allocution M. Diouck.
Il a présenté la finance islamique et la micro-finance islamique comme des ‘’solutions intelligentes, en ce sens que ce sont des constructions contemporaines qui répondent aux problématiques économiques et contemporaines de notre temps’’.
La finance islamique constitue une ‘’solution au développement de la micro-finance, aujourd’hui bridée par des taux d’intérêt trop élevés’’.
Si les grandes places financières du monde donnent ‘’de plus en plus à la finance islamique l’attention qu’elle mérite’’, en tant que ‘’mécanisme porteur de vérité et rejetant l’usure […] malfaisante à la fois pour l’homme et l’économie’’, Elle reste ‘’méconnue en Afrique en général et au Sénégal en particulier’’. Aussi bien son fonctionnement, ses procédures que ses principes sont ignorés.
‘’Le Sénégal compte s’y appuyer pour réaliser son développement économique et social, en complément au financement classique qui reste l’habitude et la norme’’, a dit M. Diouck.
Pour lui, ‘’une telle démarche permettrait d’atténuer l’insuffisance d’offre de financement aux producteurs ruraux aux secteurs sociaux de base, au refinancement de nos institutions bancaires, aux investissements de nos PME, sans exclure les grands projets de l’Etat’’.
Le responsable de la CNCAS pour les régions de Kaolack et Thiès a indiqué que cette expérience constituait une occasion offerte à son institution d’adopter ce mode de financement qu’elle aurait autrement mis du temps à introduire.
Pour la première journée de cette formation assurée par un consultant mauritanien, trois modules portant sur les fondements de la finance islamique, les modes de financement à base de vente, les modes de financement participatifs. Le quatrième est l’approche comparative des prestations des banques conventionnelles.
La région de Kolda avait accueilli son atelier de formation les 28 et 29 novembre et les 5 et 6 décembre prochains, ce sera au tour de la région de Kédougou.
Source : APS