Le conseil islamique demande la suppression de « l’interdiction d’accusation d’apostasie » de la Constitution

12:49 - January 20, 2014
Code de l'info: 1360974
Tunis(IQNA)- Le conseil islamique supérieur et des associations se sont mobilisés dimanche pour demander la révision de l’article 6 du projet de Constitution et la suppression de « l’interdiction d’accusation d’apostasie ».

Les membres du conseil islamique supérieur, de l’association des Imams et de la coalition nationale de soutien de la légitimité électorale ont effectué aujourd’hui une visite à l’assemblée nationale constituante pour présenter leurs vues concernant certains articles du projet de Constitution.

Lors de cette visite une déclaration du conseil islamique supérieur a été adressée aux constituants pour demander la révision de l’article 6 du projet de la Constitution et d’en supprimer particulièrement les notions de « liberté de conscience » et « interdiction d’accusation d’apostasie ».

De son coté Abdelhamid Troudi, coordinateur général de la coalition nationale de soutien à la légitimité électorale a fait part des réserves de son organisation concernant la Constitution dont certains articles ont été élaborés « sous la pression et les surenchères », a-t-il dit. Ce même discours avait été exprimé par certains membres du mouvement Ennahdha dont Sadok Chourou.

« Il est nécessaire de supprimer la notion de liberté de conscience de la Constitution dans la mesure où elle renvoi à des aspects contraires aux préceptes de l’Islam qui appellent à adhérer à des courants extrémistes et à adopter des comportements marginaux qui menacent la cohésion de la société, la sécurité du pays et suscitent la discorde », lit-on dans la déclaration du conseil.

Le conseil a aussi soutenu que l’interdiction d’accusation d’apostasie est en contradiction avec la liberté d’opinion, d’expression et les fondements des sciences religieuses. « Il s’agit d’une notion sujette à restrictions élaborées par l’autorité en la matière qui risque en vertu de ce texte de subir par conséquent des sanctions pénales », a encore précisé la déclaration.

Le conseil a proposé la suppression du principe d’interdiction d’accusation d’apostasie de la Constitution et de le remplacer par un texte de loi à l’instar des textes qui sanctionnent la déclaration publique de mécréance ou encore l’atteinte au sacré.

Source : babnet

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