
Les Nations unies et des groupes de défense des droits de l'homme affirment qu'au moins 40 Rohingya ont été tués dans l'ouest du pays à la mi-janvier par les autorités et des membres de la communauté Rakhine, de confession bouddhiste.
Le porte-parole du gouvernement birman, Ye Htut, a de nouveau démenti tout massacre.
Néanmoins, les informations fournies par MSF vont à l'encontre des déclarations du gouvernement, sur lequel la communauté internationale fait pression pour qu'il enquête sur ces événements.
"MSF a pris en charge 22 personnes, dont plusieurs blessés, qui pourraient être les victimes de violences survenues le 14 janvier dans le village de Du Char Yar Tan, situé dans le canton de Maungdaw, dans le sud du pays", a déclaré Peter-Paul de Groote, directeur de MSF en Birmanie.
L'organisation, qui travaille dans une clinique locale, a souligné que la plupart des victimes portaient des traces de blessures à l'arme blanche, que l'une d'elles avait été blessée par balles et que trois autres avaient été battues, dont une sévèrement.
MSF a fait part de son inquiétude concernant le nombre de victimes ayant besoin d'aide médicale et exhorte le gouvernement à permettre l'accès à cette région.
Les incidents survenus dans le canton de Maungdaw et dans d'autres parties de l'Etat de Rakhine sont difficiles à vérifier, ces zones étant interdites d'accès aux journalistes.
Le gouvernement contrôle également l'accès des groupes d'aides internationaux en dépit d'une vague de réformes démocratiques prises depuis la fin du régime militaire en 2011.
Depuis juin 2012, ces violences interethniques auraient fait au moins 277 morts. Plus de 140.000 personnes ont dû fuir leur foyer.
Source : Zaman