
Badi’ Abou Jude, intellectuel chrétien libanais, dans un entretien avec l’Agence Internationale de Presse Coranique, a déclaré que le sens du mot Djihad était différent de ce que l’on entend aujourd’hui, dans les médias.
« Les takfiristes parlent de Djihad en Irak, au Liban et en Syrie, comme si l’ennemi était entré dans ces pays islamiques et qu’ils devaient défendre les musulmans ! Le mot Djihad en arabe, signifie de grands efforts et dans son sens religieux, signifie le combat dans la voie de la religion et la défense face à un envahisseur.
Cela existe dans toutes les religions que leurs adeptes doivent défendre. Les groupes takfiristes dans certains pays du Moyen orient, sont un danger à la fois pour les musulmans et les chrétiens. Ces groupes apparemment islamiques, violent les droits de l’homme les plus élémentaires et tuent leurs frères musulmans.
Qui a attaqué les territoires des takfiristes pour qu’ils s’attaquent ainsi aux pays islamiques ? Les takfiristes considèrent leurs idées comme faisant partie des territoires islamiques, et leur défense comme une vertu. Il est difficile de comprendre l’interprétation de l’islam chez les takfiristes et les groupes d’al Qaeda, quand ils considèrent l’assassinat des musulmans comme un djihad. S’ils avaient lu le Coran, ils auraient vu les versets qui disent que tuer un innocent revient à tuer toute l’humanité.
Comment est-il possible même pour des valeurs sacrées, de tuer des innocents et d’effectuer des attentats à la bombe ? Tous les croyants ont le devoir de respecter les règles religieuses et d’encourager les autres à le faire mais sans tomber dans l’extrémisme et sans vouloir imposer leurs idées. La vie est un don de Dieu, comment peut-on tuer des innocents parce qu’ils ne partagent pas nos idées ?
Les musulmans et les chrétiens au Liban, vivent les uns à coté des autres sans problèmes, l’arrivée des groupes takfiristes au Liban est à l’origine des tensions dans ce pays. L’union augmente les capacités d’action, le respect des idées des autres, le recours aux points communs et le rejet des conflits», a-t-il dit.