
Mouna D. s’était déjà rendue en Birmanie en novembre 2012. Ajib.fr a eu l’occasion de lui poser quelques questions sur son séjour (Lire : Birmanie : témoignage d’une militante humanitaire française qui s’est rendue sur place. Depuis, elle a été plusieurs fois. Le 21 janvier dernier, elle est entrée pour la 5ème fois dans le pays.
Elle nous avait déjà affirmé qu’un génocide se préparait, et ses nouveaux propos viennent le confirmer : « Depuis lundi 13 Janvier 2014, le canton de Maungdaw (frontière du Bangladesh) subit une série de massacres. Le gouvernement Birman a donné l’ordre d’arrêter et de massacrer tous les Rohingyas mâles âgés de plus de 10 ans. «
Ces faits sont confirmés par certains sites d’information et de presse. Avec cette décision, le gouvernement espère réaliser cette épuration ethnique dans un court laps de temps. Il semblerait d’ailleurs que le régime s’inspire des méthodes de génocide exploitées par la Serbie et la Bosnie.
Mouna D., nous précise que les maisons des Rohingyas continuent d’être des cibles de la folie des autorités et de certains bouddhistes. 31 maisons ont été récemment incendiées dans la ville de Pauktaw. Le nombre de femmes violées ne fait qu’augmenter, ainsi que le nombre de morts et de personnes disparues. Le viol est utilisé comme arme de guerre en Birmanie, et les violations des droits de l’Homme se multiplient.
Mouna D. nous rapporte également que dimanche 19 janvier plusieurs moines ont participé à un débat interreligieux à Rangoun, au cours duquel de fausses informations circulaient. La situation alarmante des Rohingyas a été notamment démentie. Parmi ces moines, se trouvait le moine, Sitagu. Ce dernier a souhaité la mort des Rohingyas comme en témoigne cette vidéo publiée par le Collectif Hameb (Déclaration du moine).
Source: ajib