La justice de la Nouvelle-Zélande rejette l’appel du tueur des musulmans

5:51 - May 01, 2026
Code de l'info: 3495420
IQNA-Le suprémaciste blanc Brenton Tarrant a été débouté jeudi de sa demande d’appel visant à faire annuler sa condamnation pour le massacre de 51 personnes dans deux mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande en 2019, selon des documents judiciaires.

Brenton Tarrant, 35 ans, avait reconnu être l’auteur de la tuerie de masse la plus meurtrière de l’histoire moderne du pays, et avait été condamné à la prison à perpétuité en août 2020.
 
Le 15 mars 2019, il avait ouvert le feu à l’arme automatique pendant la prière du vendredi dans deux mosquées de Christchurch, grande ville de l’île du Sud, tout en filmant ses actes pendant 17 minutes et après avoir publié en ligne un manifeste raciste.
 
 
Il est depuis incarcéré dans une unité spéciale de la prison d’Auckland pour détenus présentant un risque extrême, avec très peu de contacts avec l’extérieur ou les autres prisonniers.
 
Il a comparu en février devant la cour d’appel de Wellington, soutenant que des conditions «inhumaines» de détention pendant son procès l’avaient rendu incapable de prendre des décisions rationnelles au moment de plaider coupable ou non coupable.
 
«La Cour n’accepte pas les preuves fournies par M. Tarrant concernant son état mental», peut-on lire dans la décision rendue jeudi.
 
Le témoignage de M. Tarrant «comporte des incohérences et ses déclarations sont en contradiction avec les observations détaillées des autorités pénitentiaires, ainsi qu’avec les évaluations des professionnels de santé mentale réalisées au moment où il a plaidé coupable», est-il détaillé.
 
«Immense soulagement»
Le collège de trois magistrats a estimé que les aveux de M. Tarrant étaient volontaires et qu’«il n’avait subi aucune contrainte ni pression pour plaider coupable».
 
«Les preuves démontrent de manière accablante qu’il ne souffrait d’aucun impact psychologique significatif résultant de ses conditions de détention au moment où il a reconnu les faits», ont statué les juges.
 
Brenton Tarrant a cherché, selon les juges, à abandonner la procédure une semaine après avoir interjeté appel en février. Sa requête, signée sous un «pseudonyme de son invention», a été rejetée car elle n’était ni daté, ni certifiée par un témoin.
 
Dans une seconde note déposée quelques jours plus tard, et cette fois en règle, il a affirmé son souhait de ne «plus avoir d’avocat» et estimé que l’appel ne devait pas se poursuivre car «cela conduirait probablement à une erreur judiciaire».
 
La Cour a finalement jugé que la demande d’appel était «totalement dénuée de fondement».
 
Des avocats représentant les familles ont fait aprt de leur «immense soulagement» après du média public RNZ.
 
«Les familles, et franchement nous tous, serons épargnés par le traumatisme de devoir revivre les événements du 15 mars lors d’un nouveau procès», ont-ils déclaré.
noovoinfo

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