
Ahmad Ahmad Noa’ynaa, lecteur coranique et arbitre international, dans un entretien avec l’Agence Internationale de Presse Coranique, a déclaré qu’il avait commencé la mémorisation du Coran à l’âge de trois ans à l’école traditionnelle du village de Matoubas dans la région de Kafar al cheikh.
« J’ai fait connaissance avec le maitre Mostafa Ismail à cette époque, 15 ans avant sa mort. Nous vivions ensemble nous mangions ensemble bref je le considérais comme mon père. J’ai mémorisé de façon orale un quart du Coran et à 6 ans et demi, je savais le Coran par cœur.
J’ai gardé le style de lecture de Mostafa Ismail pendant longtemps et j’ai ensuite créé un style de lecture personnel. Ahmad Al Shawa a été mon premier professeur, puis je suis parti à Alexandrie et j’ai continué la mémorisation auprès de Madame Om-ol-Said et son mari qui étaient tous deux aveugles, et commencé l’apprentissage des différents styles de lecture coranique. Je lisais le Coran dans les moquées et au cours des cérémonies qui étaient organisées à cette époque en Égypte.
Je suis ensuite entré à la faculté de médecine d’Alexandrie qui se trouvait près de mon village natal. Ensuite je suis allé au Caire où j’ai continué mes études coraniques auprès du cheikh Razagh Khalil et d’autres maitres comme Mahmoud Tantawi, Abdoul Hakim et Abdoul Latif. Le lisais le Coran dans les moquées avant la prière du vendredi puis j’ai été engagé à la radio coranique.
Mon épouse est aussi médecin et professeure d’université, nous avons trois filles, Yasaman, Yasri et Yara qui sont mariées. Je suis venu plus de 15 fois en Iran où j’ai fait des lectures au mausolée de l’Imam Reza (AS), à Qom, à Tabriz et dans de nombreuses autres villes.
À Cachan, des milliers de personnes étaient venus pour écouter les lectures et je dois dire que la lecture du Coran m’est plus agréable en Iran qu’en Égypte. J’ai fait mes meilleures lectures en Iran à cause de l’amour des Iraniens pour le Coran et de l’ambiance des cérémonies.
J’ai de nombreux amis parmi les lecteurs iraniens et lors d’une cérémonie, l’Ayatollah Khamenei m’a offert une écharpe verte qui lui appartenait quand j’ai dit que j’étais un descendant de l’Imam Hassan (AS). J’ai participé à la prière collective dirigée par l’Ayatollah Khamenei et à un diner, ce sont mes meilleurs souvenirs ainsi que les visites à la maison de l’imam Khomeiny, à son tombeau, aux anciens Présidents iraniens et au mausolée d’Hazrate Abdou Azim. J’ai aussi fait des voyages en Afrique du sud, en Amérique latine et en Asie.
En Égypte, les activités coraniques sont très étendues, nous avons des millions de mémorisateurs et d’excellents lecteurs.
En 1985, j’ai participé à des compétitions en Inde et j’ai été premier devant l’Hodjat-ol-islam Nezamzadeh, l’ancien responsable du centre des dons islamiques en Iran. En 1986, j’ai participé aux compétitions du Brunei et en 1995, à celles de Malaisie où j’ai pris également la première place. Ensuite j’ai fait partie des jurys ou j’étais l’invité d’honneur.
Je présente mes salutations au Guide de l’Iran, au peuple et aux responsables, et à tous mes amis iraniens, et remercie l’Agence Iqna pour cet entretien », a-t-il dit.