Un Coran en arabe présenté comme vieux de 1200 ans a été signalé dans le district d’Aurangabad, dans l’État indien du Bihar, lors d’un inventaire patrimonial conduit dans le cadre de la mission Gyanbharatam, rapporte le Navbharat Times. L’âge annoncé n’a été confirmé par aucune expertise pour l'heure, mais l’inventaire révèle l’ampleur du patrimoine manuscrit conservé hors des grandes institutions.
Il s’agit là d’un objet repéré dans une enquête de terrain, car la mission Gyanbharatam vise justement à localiser les manuscrits conservés dans des institutions, temples, bibliothèques, collections privées ou dépôts moins visibles.
Une campagne de terrain dans les 38 districts
Le Bihar a en effet achevé 1000 opérations de recensement sur environ 5500 conduites à l’échelle nationale. Le média attribue ces chiffres au ministre de l’Art, de la Culture et de la Jeunesse de l’État, Pramod Kumar. La campagne aurait démarré le 16 mars 2026 et doit s’achever le 15 juin 2026.
Parmi les éléments signalés figurent, selon la même source, 101 manuscrits apportés par le dalaï-lama au temple de la Mahabodhi en 1956, des copies manuscrites anciennes du Guru Granth Sahib dans plusieurs districts, une rare manuscrite au temple Radha Raman de Nawada, une page liée à l’ordre d’exécution du révolutionnaire Khudiram Bose, ainsi qu’un manuscrit d’Amir Khusro à Bihar Sharif.
Sauf que le Coran d’Aurangabad constitue, et de loin, l’annonce la plus spectaculaire : un exemplaire en arabe, plus que millénaire, voilà qui serait vénérable. D'autant qu'au cours de ce recensement même, dans le district d'Aurangabad, un ouvrage de 1181 pages datant de l’époque de Jahangir aurait été repéré : il datée lui de 450 ans.
Une trouvaille impressionnante... à vérifier
Avant de souffler toutes les bougies de ce manuscrit, une expertise codicologique interviendra : support, encre, écriture, reliure, provenance et éventuelles analyses matérielles. Car dans le Bihar, des manuscrits religieux, historiques et littéraires apparaissent dans un réseau de lieux dispersés.
La suite dépendra des vérifications matérielles : elles diront si le Coran d’Aurangabad est bien aussi ancien que l’annonce locale le laisse entendre.
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