
Le projet de l’abattoir date de juillet 2011. Il autorisait la signature d’une promesse de vente d’un terrain à Sovialim, accordé par la communauté d’agglomération du Grand Guéret.
Rapidement, le projet a rencontré des obstacles. En effet, ce projet d’un abattoir rituel dans la ville de Guéret dans la Creuse avait suscité une vive polémique depuis son annonce.
Sur les bancs des opposants, nous retrouvons les fervents défenseurs du droit animal, persuadé que l’abattage rituel entraîne une souffrance extrême des animaux.
Ils se sont formés en un collectif, le NARG (Non à l’abattoir rituel de Guéret) composé de 70 associations et qui a beaucoup médiatisé ce projet.
En apprenant la nouvelle, le collectif a annoncé qu’il maintenait tout de même la manifestation du 29 mars contre l’abattage rituel.
Parmi les opposants, nous retrouvons également des militants d’extrême-droite qui refusent de voir un abattoir qui respecterait les principes religieux alimentaires des communautés musulmane et juive.
Ils voient derrière ce projet l’islamisation de la France, un risque de communautarisme, une perte des valeurs culturelles françaises.
Mustapha Masri a justifié sa décision en déplorant l’acharnement et les menaces que ce projet a suscités. Il dénonce une « absence de soutien politique » à son projet sans oublier la stigmatisation des juifs et des musulmans.
Le maire ne s’était pas opposé au projet qui de toutes façons remplissait toutes les normes législatives et sanitaires.
Pourtant, il aurait permis de répondre à une forte demande de viande halal. Le projet souhaitait également promouvoir le « Made in France Halal », car aujourd’hui de viande halal est encore importée. Enfin, cet abattoir aurait permis de créer au minimum 30 nouveaux emplois dans une zone très agricole.
Il faut rappeler aussi qu’il n’y a pas plus d’abattoir en Creuse depuis 5 ans
Source: ajib