
Na’im Al Ghandur, responsable de l’Association des musulmans de Grèce dans un entretien avec l’Agence de presse Irna, a déclaré qu’à Athènes, 12 salles de prières avaient été fermées par les forces de l’ordre sans raison.
« Les musulmans de ce pays rencontrent chaque jour de nouveaux problèmes et les promesses des milieux politiques sont sans effet. Entre 400000 et 500000 musulmans vivent à Athènes qui n’a aucune mosquée officielle et ne donne aucune autorisation de construction aux ONG qui veulent construire des mosquées.
Les musulmans n’ont pas non plus de cimetière dans la capitale et les musulmans décédés doivent être envoyés dans le nord à 800 km d’Athènes où résident les musulmans turcs, moyennent des frais de plus de 3000 euros pour être enterrés, ce qui est très lourd dans le contexte économique qui touche la Grèce et principalement les minorités musulmanes.
Le problème de l’islamophobie est aussi présent dans la capitale et d’autres villes ainsi que l’insécurité des musulmans face aux attaques et à la percée de l’Aube dorée, parti d’extrême droite qui s’inscrit en réalité dans la mouvance néonazie.
Depuis plusieurs années, nous sommes en discussion avec les responsables de la capitale pour obtenir l’autorisation de construire une mosquée et un cimetière, mais aucune de leurs promesses n’a été réalisée dont la promesse de construction d’une mosquée à 30 km d’Athènes lors des jeux olympiques de 2004 à laquelle se sont opposés les milieux orthodoxes qui eux, sont présents au nombre de 10 millions, dans la majorité des pays islamiques excepté l’Arabie saoudite.