
La justice a tranché le samedi 11 juillet dernier, en faveur du CCIF qui avait décidé de porter plainte avec « quinze citoyennes engagées qui portent le foulard et qui contestent l’arrêté municipal », représentés par Maître Guez Guez, avocat au barreau de Nice.
Dans le cadre d’un référé-liberté, la décision suivante à été rendue : il n’est pas possible d’utiliser l’Etat, la République ou son rôle d’élu de la nation pour faire publier des lois islamophobes et stigmatisantes.
La mairie de Wissous a été condamnée à verser 1500 euros au titre des frais de justice. Le maire, Richard Trinquier, a bafouillé quelques commentaires complètement hors-sujet tels que « Je suis un républicain, et je milite pour le vivre ensemble et le respect de la laïcité et de la loi de 2004 laquelle vise expressément le tchador, le bandana… ».
Face à la requête en référé du préfet de l’Essonne, le pauvre homme a dû expliquer qu’il n’avait pas eu le temps de se constituer un avocat, et de prendre connaissance de la requête qui lui avait été transmise le jour précédent à 13h42.
Au-delà de tout jugement empreint de moralité, nous félicitons le CCIF et la conscience des citoyens pour ce travail. Si certains affirment qu’une plage n’est pas un lieu recommandé, ou que Wissous Plage n’est qu’un lieu de jeux pour les enfants, ou que d’autres encore parlent de liberté individuelle, le fait notable dans la suspension de cet arrêté est que la discrimination religieuse est interdite en France.
Un fait juridique qui pourra aider la cause de la lutte contre l’islamophobie, dans d’autres domaines.
Source: ajib