Selon une analyse publiée par le média Palestine Chronicle, la compétition s'est transformée en une tribune mondiale où de nombreux joueurs, supporters et personnalités publiques ont exprimé leur solidarité avec le peuple palestinien, malgré les efforts de la FIFA pour maintenir les questions politiques à l'écart des terrains.
Tout au long du tournoi, les tribunes ont été marquées par la présence de drapeaux palestiniens et par des slogans en faveur de la Palestine. Pour de nombreux supporters, il était impossible de dissocier le football de la situation humanitaire à Gaza. Les manifestations de soutien ont rappelé que, selon eux, le drame vécu par les civils palestiniens ne pouvait être ignoré au nom de la neutralité sportive.
L'Espagne figure parmi les pays dont les supporters se sont le plus mobilisés. Le rapport rappelle que Madrid a adopté des positions fermes à l'égard d'Israël, notamment en faveur de sanctions et de la rupture des relations diplomatiques. Cette orientation politique a renforcé la popularité de la sélection espagnole auprès de nombreux sympathisants de la cause palestinienne, en particulier lors de la finale contre l'Argentine.

L'un des moments les plus commentés du tournoi a été l'apparition de l'acteur espagnol oscarisé Javier Bardem brandissant un drapeau palestinien dans les tribunes lors du match Espagne-France. Ce geste, effectué après qu'un supporter lui eut remis le drapeau, a rapidement fait le tour des réseaux sociaux. Bardem a déclaré que « l'Espagne est aux côtés de la Palestine », un message largement relayé par les médias.
Le jeune prodige espagnol Lamine Yamal a également attiré l'attention. Déjà connu pour une vidéo devenue virale où il agitait un drapeau palestinien lors des célébrations du championnat d'Espagne, il a continué d'afficher son soutien, tout comme plusieurs de ses coéquipiers. Selon le rapport, des responsables israéliens ont vivement critiqué ces prises de position, accusant le joueur de contribuer à retourner l'opinion publique internationale contre Israël.

En Egypte, le sélectionneur Hossam Hassan s'est lui aussi distingué. Après la victoire de son équipe aux tirs au but face à l'Australie, il a brandi un drapeau palestinien et dédié ce succès « au peuple égyptien, au peuple palestinien et au monde arabe ». À plusieurs reprises durant la compétition, il a utilisé ses conférences de presse pour attirer l'attention sur la situation humanitaire à Gaza et appeler la communauté du football à agir.
Le rapport évoque également un événement tragique survenu dans la bande de Gaza. Mohamed Al-Wahidi, membre d'un comité de secours égyptien, avait installé un écran géant au milieu des décombres afin de permettre aux habitants de suivre les rencontres du Mondial. Peu avant le match Égypte-Argentine, il a été tué avec trois autres personnes, dont deux enfants, lors d'une frappe israélienne ayant visé son véhicule dans le quartier de Sabra.
Les supporters de Bosnie-Herzégovine ont eux aussi multiplié les gestes de solidarité. Marqués par le souvenir du génocide de Srebrenica dans les années 1990, ils ont déployé de nombreux drapeaux palestiniens et scandé des slogans de soutien, établissant un parallèle entre leur propre histoire et les souffrances actuelles des Palestiniens.
La Norvège est également citée comme exemple. Avant un match de qualification contre Israël en octobre 2025, la Fédération norvégienne de football avait annoncé que les recettes de la rencontre seraient reversées, par l'intermédiaire de Médecins Sans Frontières, à l'aide médicale d'urgence destinée à Gaza. Avec un financement complémentaire de la fédération et d'un partenaire privé, les dons ont atteint près de 4,5 millions de couronnes norvégiennes, soit environ 420 000 dollars. Pendant le Mondial, les supporters norvégiens ont continué à scander « Free Palestine ».
Des supporters venus de Turquie, du Maroc, d'Algérie, du Sénégal, d'Iran, d'Écosse et de plusieurs autres pays ont également manifesté leur solidarité avec la Palestine. Malgré les tentatives de la FIFA de limiter les expressions politiques dans les stades, ces démonstrations se sont multipliées tout au long de la compétition.
La Coupe du monde 2026 a illustré l'ampleur de la mobilisation internationale en faveur de la Palestine. Pour ses auteurs, au-delà des résultats sportifs, le tournoi est devenu une scène mondiale où la question palestinienne est restée au centre de l'attention de nombreux supporters, joueurs et personnalités publiques.
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